•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Toutes les options restent sur la table », dit l’Assemblée de la francophonie

Un homme avec une cravate et un veston.
Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Carol Jolin, rencontrera mardi le comité permanent des langues officielles à Ottawa et des membres des différentes ACFO (Association canadienne-française de l'Ontario) régionales afin de déterminer les prochains coups d'éclat à réaliser pour s'opposer aux compressions dans les services en français annoncées par le gouvernement Ford.

Un texte de Jean-François Morissette

De passage à Queen’s Park lundi, M. Jolin a réitéré la position de son organisme sur les compressions en services en français annoncées par le gouvernement de Doug Ford le 15 novembre. Il a demandé au gouvernement de faire marche arrière dans le dossier afin de conserver les acquis des Franco-Ontariens.

Samedi, plus de 14 000 personnes sont allées manifester aux quatre coins de la province. Questionné sur le montant dépensé afin d'organiser les manifestations, M. Jolin confirme que « tous les dons » ont été dépensés.

Au total, l’AFO avait amassé environ 60 000 $ pour le fonds de « résistance ».

On voulait s’assurer qu’il y ait du vert et du blanc partout en Ontario et ailleurs, lance le président de l’AFO.

M. Jolin croit qu’une solution politique est encore possible, mais dit n’exclure aucune option, y compris une contestation judiciaire.

L’Assemblée de la francophonie dit être ouverte à l’utilisation du programme de contestation judiciaire du gouvernement fédéral afin de financer un recours devant les tribunaux.

En plus de membres des différentes ACFO, l’AFO doit rencontrer ceux de ses tables de concertation régionales afin d’élaborer un plan pour maintenir le mouvement d'opposition.

Une ouverture du fédéral

M. Jolin estime que le gouvernement ontarien doit profiter de la porte ouverte par Ottawa. Le fédéral a laissé entendre qu’il pourrait financer l’Université de l’Ontario français, à condition que Queen’s Park en fasse la demande.

Il y a une flexibilité au niveau du fédéral à financer les premières années du projet [de l’Unversité de l’Ontario français]. Ça va donner le temps au gouvernement provincial de mettre de l’ordre dans les finances publiques.

Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario

Le gouvernement ontarien répète qu'il n'a pas de fonds à octroyer au projet, ajoutant que de l’Université de l’Ontario français pourrait voir le jour « une fois que les finances publiques seront en meilleur état ».

Deux hommes devant des micros.Le directeur général de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Peter Hominuk, et son président, Carol Jolin Photo : Radio-Canada

Lundi, Caroline Mulroney, ministre des Affaires francophones, a affirmé ne pas avoir eu de discussions avec Ottawa sur le sujet de l’Université de l’Ontario français.

Toronto

Francophonie