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Le Centre d'accueil du Nord de l'Alberta veut renaître de ses cendres

Une femme avec la peau et les cheveux noirs, des lunettes et un pendentif est assise sur un divan brun.

Sarah Aleba a été élue présidente de SENAF lors d'une assemblée extraordinaire, le 25 novembre.

Photo : Sarah Aleba

Radio-Canada

Avec un nouveau conseil d'administration et un nouveau nom, l'ancien Centre d'accueil et d'établissement du Nord de l'Alberta (CAE) tente de récupérer le financement fédéral qu'il a perdu. L'organisme, qui s'appelle maintenant Services d'établissement pour nouveaux arrivants francophones (SENAF), espère repartir à neuf après une crise de confiance majeure qui a mené ses principaux bailleurs de fonds à se retirer.

Le SENAF, né des cendres du CAE, a soumis sa candidature à l’appel d’offres lancé par Ottawa pour rester le principal point de services des immigrants francophones de la région. Il se dit prêt à se transformer de fond en comble pour regagner la confiance de ses bailleurs de fonds et de ses clients.

« On essaie de rétablir la confiance perdue et de montrer que l’expertise est là », affirme Luc Bonaventure Amoussou, gestionnaire des opérations et des ressources humaines du SENAF.

Ottawa avait décidé de cesser de financer le CAE en raison de « l'inaction » de son conseil d'administration (C. A.) face aux allégations de comportements sexuels inappropriés à l'endroit de son ancien directeur, Georges Bahaya. Le C. A. a ensuite démissionné en bloc.

Nouveau C. A.

Le nouveau conseil d’administration a été élu lors d’une assemblée extraordinaire, le 25 novembre. Ses membres n’ont strictement aucun lien avec l’ancienne administration, selon Luc Bonaventure Amoussou. Il s’agit de membres de la communauté qui se sont proposés de leur propre chef.

La nouvelle présidente, Sarah Aleba, se souvient à quel point le CAE l’a aidée lorsqu’elle est arrivée au pays, il y a sept ans. Elle a décidé de poser sa candidature pour éviter qu’il ne ferme.

« Je me suis dit : ''Non, le centre est une nécessité. Il faut qu’on se serre les coudes; on doit aider le centre à vivre'' », raconte-t-elle.

Avant de s'installer au Canada, elle a géré un centre de santé communautaire en Côte d’Ivoire.

Les autres membres du nouveau C. A. sont :

  • Clémentine Sawadogo, vice-présidente
  • Moumouni Sawadogo, trésorier
  • Mary Ngembu, secrétaire général
  • Sariette Banyk Kwedja Tanda, secrétaire
  • Esther Buhendwa
  • Patrick Waka
  • Deous Biyoulou Boyahou

Un changement de vision

Le SENAF est déterminé à ne pas répéter les erreurs du CAE. Il se dit prêt à se conformer à toutes les exigences du ministère de l’Immigration.

« Ce n’est pas un changement seulement cosmétique, mais c’est un changement aussi de la vision qui va se faire », affirme Luc Bonaventure Amoussou. Une formation sur le harcèlement sexuel a notamment été dispensée à tous les employés, ajoute-t-il.

La présidente du SENAF, Sarah Aleba, se dit ouverte à déclencher une enquête officielle sur les comportements de l'ancien directeur Georges Bahaya si c’est ce que veulent les bailleurs de fonds et les clients de l’organisme.

D’autres organismes, notamment Francophonie albertaine plurielle (FRAP) et l’Africa Centre, voudraient aussi prendre la place du CAE.

Le gouvernement fédéral examine présentement toutes les candidatures soumises. Le financement sera octroyé pour la prochaine année, soit du 1er avril 2019 au 31 mars 2020.

Alberta

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