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Plusieurs populations de saumon quinnat sont en voie de disparition

Gros plan sur un saumon gris avec une grande tâche rose-orange sur lui. On voit d'autres poissons derrière lui.
Le saumon quinnat est une espèce qui a été introduite par l'homme dans les Grands Lacs. Photo: Paul Vecsei/Engbretson Underwater Photography
La Presse canadienne

Plusieurs des 28 populations de saumon quinnat du sud de la Colombie-Britannique, aussi appelé saumon du Pacifique ou saumon chinook, sont en voie de disparition selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

D'après ce qu'a révélé le comité, lundi, 8 des 16 populations de saumon quinnat étudiées sont considérées en voie de disparition, alors que 4 autres sont menacées et qu'une est qualifiée de préoccupante.

Une seule des 16 populations étudiées, celle de la rivière Thompson en Colombie-Britannique, est jugée stable. L'état des deux autres populations présentes au Canada demeure inconnu.

Rectificatif de La Presse canadienne

Dans une dépêche transmise le 3 décembre sur le saumon quinnat, La Presse canadienne écrivait à tort que le Canada comptait 16 populations de ces saumons chinook, et que la moitié d'entre elles étaient en voie de disparition.
En fait, le sud de la Colombie-Britannique compte 28 populations de saumon quinnat. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada en a étudié 16 et de ce nombre, huit sont en voie de disparition, quatre sont menacées et une est considérée comme préoccupante.
Par ailleurs, le biologiste John Neilson, membre du comité, n'est pas professeur à l'Université Simon Fraser.

« Moins de 200 poissons »

L'épithète « en voie de disparition » représente le niveau de menace le plus sérieux selon les critères du comité. Une étape qui laisse entendre que la population est sur le point d'être anéantie.

« Dans certaines populations, on présume qu'il reste moins de 200 poissons », rapporte John Neilson, membre du comité et biologiste.

« À ce niveau, on s'inquiéterait pour ces cheptels. C'est pourquoi on sonne l'alerte. »

Le saumon quinnat est à la fois une source de pêcherie importante en Colombie-Britannique et un animal au coeur de la vie et de la culture des peuples autochtones. John Neilson affirme que la nouvelle évaluation est la plus complète jamais réalisée par le comité sur ce poisson.

En considérant d'autres études et les connaissances générales sur la situation du saumon en Colombie-Britannique, il y a beaucoup d'inquiétude. Ce sont les populations qui ont le plus besoin d'attention.

John Neilson

Les scientifiques pensent que le principal problème se trouve dans la partie de la vie des saumons passée dans l'océan.

Certains croient que le nombre croissant de phoques et d'otaries, qui se nourrissent de poisson, cause ces déclins. D'autres pensent que le réchauffement et l'acidification de l'océan commencent à affecter la chaîne alimentaire dont dépend le saumon.

« C'est une histoire complexe », reconnaît John Neilson.

Demande d'intervention rapide

Celui-ci estime qu'il est temps que le gouvernement fédéral utilise son pouvoir pour protéger le poisson et son habitat. Le comité plaide d'ailleurs pour une intervention rapide.

La Loi sur les espèces en péril permet à Ottawa d'émettre des ordonnances de protection d'urgence pour contrôler les interventions humaines dans les habitats normalement régis par les provinces.

Le fédéral a déjà utilisé ce pouvoir à deux reprises pour protéger la rainette faux-grillon de l'ouest et le tétras des armoises.

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, a dit ne pas avoir encore vu le rapport du comité, mais qu'elle y donnerait suite.

Nous comprenons qu'il est extrêmement important de protéger et de conserver notre faune indigène. Nous devons remplir nos obligations en vertu de la Loi sur les espèces en péril.

La ministre Catherine McKenna

Mme McKenna a souligné que certaines mesures ont déjà été prises pour protéger et rétablir les cheptels de saumon quinnat.

Par ailleurs, le comité a publié les évaluations de deux autres espèces.

Il recommande qu'aucune modification ne soit appliquée aux ours polaires, désormais considérés comme une espèce préoccupante.

Un ours polaire sort de la mer et semble être surpris par le photographe. De l'eau coule sur la tête de l'animal en pleine action. Une photo tirée du livre L'aventurier des glaces, de Mario Cyr Photo : Mario Cyr

Le comité a également examiné le frêne noir, un arbre urbain commun dans les parcs municipaux de Toronto, Montréal et Ottawa.

Il a constaté qu'au cours des 20 dernières années, une espèce envahissante de coléoptères appelée agrile du frêne a causé la mort d'environ deux milliards de frênes dans la région des Grands Lacs.

Le frêne noir est considéré comme une « espèce menacée. »

Faune et flore

Environnement