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MM. Boileau et Jolin prononcent un plaidoyer pour la francophonie à Queen’s Park

Deux hommes
François Boileau Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le commissaire aux services en français, François Boileau, et le président de l'Assemblée de la francophonie (AFO), Carol Jolin, se sont portés à la défense des Franco-Ontariens devant le comité des finances à Queen's Park pour tenter de faire changer le gouvernement de position dans les compressions aux services en français.

Un texte de Jean-François Morissette

Tour à tour, les deux hommes étaient invités à offrir leurs arguments et ont tenté d’influencer le comité chargé de proposer des amendements au projet de loi 57. Ce dernier inclut l’intégration du Commissariat aux services en français à l’intérieur du bureau de l’ombudsman et l’annulation du financement de l’Université de l’Ontario français.

François Boileau a fait valoir que son rôle en tant que commissaire était « bien différent » de celui de l’ombudsman et qu’il faisait « plus que simplement traiter des plaintes ». M. Boileau estime que, selon la loi qui définit son poste, son rôle est « proactif » alors que celui de l’ombudsman est une « solution de dernier recours ».

Au cours des 11 dernières dernières années, j’ai eu l’occasion de déposer 16 rapports [...]. Comment est-ce que l’ombudsman va pouvoir faire cela en plus de la gestion des plaintes normales?

François Boileau, commissaire aux services en français

Selon M. Boileau, le gouvernement ne semble pas comprendre son rôle. Il rapporte avoir eu des discussions avec le bureau de l’ombudsman, bien avant le 15 novembre, afin de « partager des services ».

Carol Jolin a pour sa part martelé qu’il n’y a « aucune raison économique de changer le statu quo » et que ça « ferait un tort irréparable aux francophones ».

Le député progressiste-conservateur, Jeremy Roberts, a demandé à M. Jolin s’il était « judicieux d’ouvrir une université francophone à Toronto alors que les inscriptions sont en baisse dans toutes les institutions en Ontario ».

Le président de l’Assemblée a alors rétorqué que les écoles francophones « débordent » et que « sans option, les jeunes vont aller dans des institutions anglophones ».

Ça va contribuer à leur assimilation.

Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario

M. Jolin a demandé aux comités de faire des amendements au projet de loi afin de conserver « les acquis des francophones ».

Un impact?

La politologue Stéphanie Chouinard croit néanmoins que les prestations de M. Jolin et M. Boileau risquent d’avoir peu d’impact auprès de ces enjeux, qu’elle qualifie de « hautement politisés ».

Mme Chouinard note que dans une situation de gouvernement majoritaire, le rôle du comité aux finances peut être plutôt symbolique.

Stéphanie Chouinard, professeure adjointe au département de sciences politiques du Collège militaire royal du CanadaStéphanie Chouinard, professeure adjointe au département de sciences politiques du Collège militaire royal du Canada Photo : Radio-Canada

Malgré tout, elle apprécie que les deux hommes aient été invités à s’exprimer.

Campée sur sa position

En cours de journée, la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, s’est dite ouverte à un dialogue avec la communauté francophone, mais est restée campée sur sa position.

Elle a rappelé que le gouvernement de l'Ontario a créé le poste de commissaire aux services en français au sein du bureau de l'ombudsman en réponse aux critiques de certains Franco-Ontariens.

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