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Les femmes plus heureuses au travail quand il y a moins d’hommes

Deux femmes regardent une tablette électronique. Elles portent des gants, des sarraus et des lunettes. Une tient une éprouvette.
Selon une étude de l'UBC, les femmes sont plus heureuses au travail quand elles sont entourées de plus de collègues féminines. Photo: Shutterstock / Dmytro Zinkevych
Radio-Canada

Les femmes se sentent mieux en milieu de travail lorsqu'elles sont entre elles, mais ce n'est pas le cas des hommes lorsqu'ils sont entourés majoritairement de collègues féminines. C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Un texte de Marylene Têtu

L’étude a été réalisée auprès de 4486 employés aux États-Unis entre 2010 et 2013 et publiée en novembre dans la revue scientifique Journal of Happiness Studies.

Professeure de sociologie de l’UBC, Yue Qian, qui est l’une des principales auteures de cette recherche, indique que plus le nombre de collègues masculins augmente, plus les femmes se sentent mal à l’aise au travail.

Les femmes qui sont dans un domaine ou un lieu de travail dominé par des hommes font plus souvent face à des stéréotypes et à des attentes de rendement plus importantes que leurs collègues masculins, affirme Mme Qian.

Toujours selon l'étude, plus le nombre de collègues masculins s'accroît, plus les femmes ont l'impression que leur travail a moins d'importance.

La masculinité privilégiée?

Les sentiments éprouvés par les femmes n’ont pas la même signification négative chez les hommes qui travaillent en milieu majoritairement féminin, selon les chercheurs.

Ils précisent que leurs résultats mettent en valeur le fait que « les emplois et les milieux de travail aux États-Unis, par leur structure, leurs normes et leurs attentes, continuent de privilégier les hommes et la masculinité au détriment des femmes et de la féminité ».

L’étude révèle également que les hommes, dans un milieu de travail dominé par des femmes, conservent leur masculinité de façon formelle et informelle en étant, entre autres, promus à des postes de gestion ou à des tâches plus spécialisées.

Les chercheurs soulignent que près de la moitié de la main-d’oeuvre aux États-Unis est féminine.

Une arpenteuse-géomètre dans un champ fait des mesures devant une éolienne.À la fin 2017, l'industrie de la construction au Québec comptait 1,91 % de femmes. Photo : getty images/istockphoto / SonjaBK

Mais selon Yue Qian, il ne suffit pas d’embaucher plus de femmes dans les milieux de travail dominés par les hommes.

« L’objectif est de réduire la dévalorisation culturelle de la féminité et des femmes. Et en même temps, il faut promouvoir une redéfinition de la masculinité et de la féminité », indique-t-elle.

L’étude propose donc des politiques qui font en sorte que les employés sont évalués selon leur performance et non selon leur genre.

D'après des informations de Eva Uguen-Csange

Colombie-Britannique et Yukon

Égalité des sexes