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Des fondations en renfort pour permettre à Montréal de devenir carboneutre en 2050

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, le responsable de l'environnement au comité exécutif de la Ville, Jean-François Parenteau, le directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec, Karel Mayrand et le directeur général de C40, David Miller.
L'annonce a eu lieu lundi matin au salon Maisonneuve de l'hôtel de ville de Montréal. Photo: Radio-Canada / Benoît Chapdelaine
Radio-Canada

La Ville de Montréal s'associe avec la Fondation David Suzuki et la Fondation familiale Trottier dans sa lutte contre les changements climatiques. Dans le cadre d'une entente inusitée qui durera deux ans, les deux fondations verseront à la Ville au moins 250 000 $ qui lui serviront entre autres à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES).

L'annonce a eu lieu lundi matin à l'hôtel de ville en marge de la 24e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui bat son plein en Pologne.

Le directeur du C40 pour l'Amérique du Nord, David Miller, s'était déplacé pour l'occasion. Ce regroupement de grandes villes du monde engagées dans la lutte contre les changements climatiques comprend aujourd'hui 96 municipalités, dont New York, Mexico, Toronto et Montréal.

Les sommes qui seront investies par les fondations Suzuki et Trottier – qui pourraient atteindre 650 000 $ « selon l'évolution des besoins et l'arrivée potentielle d'autres partenaires financiers », précise le communiqué de l'annonce – permettront à la Ville de Montréal « d'appuyer sur l'accélérateur », a indiqué la mairesse Valérie Plante, qui souhaite notamment faire de Montréal une ville carboneutre d’ici 2050.

Car si de 1990 à 2014, Montréal a diminué de 23 % ses émissions de GES, il reste encore fort à faire dans le secteur des transports, a-t-elle précisé.

« Je pense que le message est de plus en plus répandu », a affirmé Mme Plante, ajoutant qu'elle avait maintenant besoin de l'aide de « la population » ainsi que « des deux autres ordres de gouvernement » pour aller plus loin.

Le Québec dans son ensemble peine à suivre le rythme de Montréal. Un rapport du ministère de l'Environnement rendu public jeudi dernier suggérait qu'en 2016, les émissions de GES du Québec n'avaient diminué que de 9,1 % depuis 1990. Quant à celles du Canada, elles ont augmenté de 17 % durant la même période.

La prochaine étape consistera à préparer un plan de lutte contre les changements climatiques pour les prochaines années, a expliqué Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec.

« Je ne peux pas vous dire en ce moment quelle est la mesure qui va être mise en place en 2032 ou en 2027 », a-t-il reconnu. « C'est justement ce travail-là d'ordonnancement des mesures et d'analyse des données qui va nous permettre après de faire un plan dont on va pouvoir dire : si ce plan-là est mis en œuvre, on arrive au résultat. »

L'opposition officielle à l'Hôtel de Ville, de son côté, a salué cette nouvelle entente, lundi après-midi, rappelant que « la lutte aux changements climatiques doit se dérouler à la fois sur la scène globale et sur la scène locale » et que les engagements de réduction de GES pris par les nations « ne seront réalisables que si les grandes villes du monde participent activement aux efforts et à la mise en place de mesures concrètes pour diminuer leurs émissions.

Avec la collaboration de Benoît Chapdelaine

Grand Montréal

Politique municipale