•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Revendiquer ses droits : le défi de la communauté franco-colombienne

Des fillettes agitent de petits drapeaux franco-colombiens en papier lors d'une journée ensoleillée.
Pour Jean Riou, pionnier de la francophonie en Colombie-Britannique, la mobilisation en solidarité avec les Franco-Ontariens démontre que les Franco-Colombiens s'intéressent plus à leurs droits linguistiques. Photo: Conseil scolaire francophone de Colombie-Britannique
Radio-Canada

Un pionnier de la francophonie de la Colombie-Britannique souligne l'importance de ne pas baisser les bras et de poursuivre les revendications pour les droits linguistiques. L'ancien directeur de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB) et actuel président du Foyer Mailard, Jean Riou, milite depuis les années 70 pour des services en français.

Un texte de Saïda Ouchaou

M. Riou salue la mobilisation des francophones de la province vendredi dernier, en solidarité avec les Franco-Ontariens victimes de compressions budgétaires.

Il se souvient des combats menés pour l’éducation en français. Le gouvernement de la Colombie-Britannique a établi en 1979 un programme francophone, connu alors sous le nom de « programme-cadre ». Jean Riou est alors directeur général de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique.

Il faudra attendre 1995 pour que les francophones obtiennent le droit de gestion sur toutes leurs écoles avec la création du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique.

La différence maintenant, dans la francophonie [c'est qu'] on a plus d’assurance sur nos droits et sur les choses que l’on doit avoir.

Jean Riou, président du Foyer Maillard

Selon Jean Riou, il est crucial que le leadership au sein de la francophonie en Colombie-Britannique ne craigne pas de faire entendre sa voix pour réclamer des services et maintenir les acquis. Il déplore que, par le passé, des leaders motivés aient cessé de s’investir.

L’un des gros problèmes que je perçois, c’est que beaucoup d’organisations dépendent des argents du gouvernement. Des actions politiques ou parapolitiques, ce n’est jamais bien vu de la part du gouvernement pour donner des octrois.

Jean Riou, président du Foyer Maillard

M. Riou affirme qu'il connaît bien cette situation. Bien qu’il préside le conseil d’administration du Foyer Maillard et que cet organisme de santé soit financé par la province, il n’hésite pas à maintenir la pression sur le gouvernement pour garder ces services en français entre les mains des francophones.

Il se demande s'il trouvera la relève nécessaire pour assurer la survie d'un conseil d'administration francophone du Foyer. Il souligne que l’organisation fonctionne très bien avec un budget annuel d’environ 10 millions de dollars par an et 150 employés.

On aimerait bien que cette organisation reste entre les mains des francophones, mais sans relève, l’organisme va devoir devenir anglophone et ce serait une grosse perte pour la communauté francophone.

Jean Riou, président du Foyer Maillard

M. Riou espère que les jeunes qui ont fait leur scolarité en français dans la région accepteront de s’investir à leur tour en prenant leur place au sein du conseil d’administration et dans des organismes francophones.

Colombie-Britannique et Yukon

Associations francophones