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Caroline Mulroney dit qu'elle ira à la rencontre des Franco-Ontariens

Une femme.
Caroline Mulroney, ministre des Affaires francophones. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, affirme avoir suivi les manifestations des Franco-Ontariens le week-end dernier et avoir entendu le message des gens impliqués. Mme Mulroney dit aussi désirer aller à la rencontre des francophones.

Un texte de Jean-François Morissette

« Une fois que la législature ne siégera pas, je vais pouvoir aller rencontrer les Franco-Ontariens directement et même en région », a déclaré Mme Mulroney à sa sortie de la période des questions à Queen's Park, lundi.

Appelée à se prononcer publiquement pour la première fois depuis les manifestations de samedi dernier qui ont réuni près de 14 000 Franco-Ontariens aux quatre coins de la province, Mme Mulroney affirme avoir entendu le message envoyé par les gens impliqués.

Notre gouvernement est à l’écoute et nous avons entendu les inquiétudes, a-t-elle ajouté.

Quelques instants auparavant, lors de la période des questions, Mme Mulroney a dû défendre la décision de son gouvernement d’intégrer le Commissariat aux services en français à l’intérieur du bureau de l’ombudsman.

Le porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NPD) de l’Ontario, Guy Bourgouin, a demandé à maintes reprises à Mme Mulroney si elle comptait revenir sur sa décision dans le but de conserver l’indépendance du Commissariat.

Mme Mulroney a rétorqué que le commissaire aux services en français conserverait une marge de manœuvre au sein du bureau de l’ombudsman et qu’il serait en mesure de déposer des rapports à Queen’s Park, « comme c’était le cas avant ».

Nous sommes ici pour travailler pour les francophones.

Caroline Mulroney, ministre des Affaires francophones de l'Ontario

Mme Mulroney a précisé avoir regardé les manifestations à la télévision samedi dernier.

Démission?

Même si Nathalie Des Rosiers, députée libérale d’Ottawa-Vanier, ne demande pas la démission de Mme Mulroney, elle lui suggère tout de même de considérer l'idée.

Si j’étais à sa place, j’y penserais [à démissionner]. Si elle veut vraiment continuer d’avoir une carrière qui représente la francophonie et être une porte-parole soit au niveau provincial soit au niveau national, elle doit se tenir debout.

Nathalie Des Rosiers, députée libérale d’Ottawa-Vanier

Elle maintient que le gouvernement a fait une erreur dans ce dossier et demande à la ministre Mulroney de revoir sa position.

Une femme en chambreNathalie Des Rosiers. Photo : L'Assemblée législative de l'Ontario

Mme Des Rosiers croit que la contestation des Franco-Ontariens va se poursuivre et pourrait même prendre l’avenue des tribunaux, au besoin.

Il n’y a pas de raison de déplacer le Commissariat [aux services en français], martèle-t-elle.

Le cas Amanda Simard

La députée nouvellement indépendante, Amanda Simard, siège désormais de l’autre côté de l’allée à Queen’s Park.

Malgré cette proximité physique entre la députée indépendante et ses collègues libéraux, Mme Simard affirme ne pas avoir rencontré la direction du parti. C'est ce qu'elle a déclaré sur Twitter, lundi.

John Fraser, chef intérimaire des libéraux, dit aussi ne pas avoir demandé à rencontrer la députée Simard. Toutefois, M. Fraser laisse entendre que la porte est ouverte à une telle alliance.

Le Parti libéral de l'Ontario compte aujourd'hui 7 députés, soit un de moins que la limite pour recevoir le statut de parti officiel à Queen's Park. D'ailleurs, le gouvernement de Doug Ford a déposé une motion lundi dans le but de faire augmenter le seuil minimum de députés à 12 afin de recevoir ce statut.

Toronto

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