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La réduction de la production de pétrole pourrait ralentir la croissance du Canada

Le Canada a produit environ 3,6 millions de barils de pétrole par jour en 2016. 800 000 barils sont restés au pays, selon l'Office national de l'énergie.

Le Canada a produit environ 3,6 millions de barils de pétrole par jour en 2016. 800 000 barils sont restés au pays.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les limitations de production de pétrole imposées par le gouvernement Notley nuiront à la croissance du Canada à court terme, indiquent les premières observations des analystes de la Banque de Montréal (BMO).

La BMO a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour le Canada, à la suite de l’opération de sauvetage annoncée dimanche par la première ministre Rachel Notley.

« Nous prévoyons maintenant que le produit intérieur brut (PIB) canadien augmentera de 1,8% en 2019, soit un recul de 0,2 point » par rapport aux projections initiales, peut-on lire dans la dernière note économique de la BMO.

Cette baisse de croissance se fera particulièrement sentir au premier trimestre 2019, précise la BMO, avec une croissance projetée du PIB de 0,7 % pour cette période, contre 2 %, selon les prévisions initiales.

Un mal pour un bien

En réduisant sa production de pétrole de 325 000 barils par jour, l’Alberta verra, quant à elle, son produit intérieur brut (PIB) grossir de 1,2 % en 2019, alors que les analystes de la BMO avaient avancé qu'elle serait de 2,4 %.

Toutefois, le marché a réagi favorablement à ces restrictions, observe l’expert Benjamin Reitzes.

Selon lui, la baisse de croissance du PIB sera compensée par un meilleur positionnement du pétrole albertain sur le marché.

Il s’attend à ce que les limitations prévues pour 2019 aient les effets prévus sur le cours du baril albertain : en faisant baisser ses réserves de pétrole, l’Alberta pourra vendre son pétrole à un meilleur prix.

Le regain attendu des prix du pétrole devrait permettre de compenser ce mauvais premier trimestre en 2019 et stimuler la croissance en 2020.

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