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Des personnes handicapées des Basques attendent un logement adapté

Les roues d'une chaise roulante à côté des pattes d'une chaise.

La maison Martin-Matte permettrait à des personnes des Basques d'avoir un logement adapté à leur handicap ou déficience.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des personnes handicapées des Basques doivent patienter dans des logements mal adaptés pour elles. Elles ont déjà été sélectionnées pour vivre dans la future Maison Martin-Matte, mais n'ont pas pu y emménager en raison d'un retard dans le projet.

Un texte d’Ariane Perron Langlois

Jacques Karsh a été sélectionné en juillet 2017 pour vivre dans ce futur bâtiment qui sera situé en plein cœur de Trois-Pistoles.

L’homme, qui se déplace en fauteuil roulant, aurait dû y emménager en novembre 2018, mais n’a pu le faire, parce que le bâtiment n’est pas encore construit.

Le projet de maison Martin-Matte prévoit la construction de 14 logements adaptés pour des personnes vivant avec un handicap physique, avec les conséquences d'un traumatisme crânien ou une déficience intellectuelle.

Jacques Karsh à l'intérieur de son logement, à Saint-Cyprien.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le logement actuel de Jacques Karsh n'est pas adapté à ses besoins.

Photo : Radio-Canada

En attendant la réalisation du projet, Jacques Karsh vit dans une habitation à loyer modique (HLM) de Saint-Cyprien.

Le logement n’est pas adapté à sa condition, notamment parce que les corridors sont trop étroits pour son fauteuil roulant. Il peine aussi à accéder aux armoires et les comptoirs sont trop hauts.

Ce n'est pas ma place. Ce n'est plus ma place […] C'est pénible, c'est triste, je n'ai pas les soins adéquats.

Jacques Karsh

Damien Talbot, qui a perdu un œil et souffre des séquelles d’un traumatisme crânien depuis un accident survenu il y a cinq ans, fonde beaucoup d’espoir sur la maison Martin-Matte pour améliorer sa qualité de vie.

 Enfin, d'avoir un endroit sécuritaire et surveillé, pour continuer à vivre le plus normalement possible, et permettre qu'on reprenne de l'autonomie, et arrêter de dépendre des autres tout le temps , plaide-t-il.

Lui aussi a été choisi pour habiter la maison Martin-Matte à Trois-Pistoles, mais d’ici la construction du bâtiment, il doit continuer à vivre dans sa maison de Sainte-Françoise.

Il garde toutefois espoir que le projet voit le jour bientôt. Il faut faire confiance à la Providence, c’est ce que je me dis. D’habitude, elle ne nous lâche pas, donc on espère, affirme M. Talbot.

Damien Talbot lors d'un atelier dans les locaux de l'organisme l'Éveil des Basque.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Damien Talbot attend avec impatience le jour où il pourra emménager dans la nouvelle maison Martin-Matte de Trois-Pistoles.

Photo : Radio-Canada

« Tout près du but »

La construction de la maison Martin-Matte à Trois-Pistoles a été retardée parce que les soumissions reçues lors de l'appel d'offres, en juin, dépassaient largement l'évaluation de départ, qui était de 2,5 millions de dollars.

Depuis, l'organisme l'Éveil des Basques, qui porte le projet, a dû repartir à la recherche de financement. Il lui reste aujourd’hui environ 250 000 $ à amasser.

 On est près du but, c'est l'information importante à retenir. Dans des projets de grande envergure comme le nôtre, quand on est rendus à 250 000, c'est le dernier qui est difficile à aller chercher, mais en même temps c'est celui qui va faire en sorte que le projet ne sera pas abandonné , explique la chargée de projet pour l’Éveil des Basques, Marie-Ève Ouellet.

L’organisme a confiance qu'il pourra trouver les fonds manquants à temps pour lancer un nouvel appel d’offres en février, ce qui permettrait aux futurs locataires d’emménager à l’automne 2019.

On a la conviction, le projet, c’est sûr qu’il va voir le jour.

Marie-Ève Ouellet, chargée de projet pour la Maison Martin-Matte, Éveil des Basques

Des besoins criants

Selon l'Éveil des Basques, les besoins sont grands pour ce type d'hébergement dans les Basques. La liste d'attente pour la future maison Martin-Matte compte déjà 50 personnes.

 Les besoins sont quatre fois plus grands que ce que la maison va pouvoir offrir , reconnaît Marie-Ève Ouellet.

La directrice générale de la Fondation Martin-Matte, Laeticia Leclerc, constate elle aussi que les besoins sont importants et que plusieurs personnes handicapées des Basques se retrouvent dans des logements mal adaptés à leur condition.

Marie-Ève Ouellet, souriante, se tient devant un terrain vide.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marie-Ève Ouellet, chargée de projet pour la Maison Martin-Matte, L'Éveil des Basques

Photo : Radio-Canada

Elle souligne que la Fondation a doublé sa contribution au projet lorsqu’elle a constaté qu’il manquait des fonds. Cette contribution est passée de 100 000 $ à 200 000 $.

 J'ai confiance à 100%. Souvent, ces projets-là, ça peut prendre beaucoup de temps, parce qu'il y a beaucoup de partenaires. Il faut s'assurer qu'on a le ministère de la Santé en arrière pour assurer les frais récurrents […] Même si les personnes travaillent de façon acharnée sur ces projets-là, ce ne sont pas des projets qui sont faciles à ficeler , explique Mme Leclerc.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent confirme qu’il offrira un soutien professionnel et des soins dans le futur établissement.

Bas-Saint-Laurent

Santé