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Les marchés boursiers réagissent positivement à la trêve commerciale sino-américaine

Des passants marchent devant un écran qui indique la baisse de la Bourse de Hong Kong.
Avec la trêve commerciale décrétée par les États-Unis et la Chine, les bourses de Hong Kong et de Shanghai ont terminé nettement à la hausse, ainsi que le yuan. Photo: AFP/Getty Images / ANTHONY WALLACE
Radio-Canada

La trêve commerciale décrétée par les États-Unis et la Chine cette fin de semaine a été saluée lundi par les bourses mondiales. Le cessez-le-feu commercial n'en reste pas moins suspendu à de réels progrès sur les questions essentielles comme celle de la protection de la propriété intellectuelle.

Lundi, la Bourse de Wall Street et les autres places financières ont salué la trêve entre les deux pays. Le Dow Jones a ainsi bondi après deux mois de turbulences liées aux craintes commerciales, mais aussi liées à la hausse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed).

À la clôture des marchés nord-américains, le Dow Jones a pris 1,13 %, soit près de 288 points. Le NASDAQ a aussi grimpé de 1,51 %, soit près de 111 points.

Les bourses de Hong Kong et de Shanghai ont aussi terminé nettement à la hausse, ainsi que le yuan.

Les valeurs sensibles aux tensions commerciales comme celles liées aux matières premières, au luxe et à l’automobile se distinguaient également.

Cette trêve a eu pour effet d’apaiser les craintes de ralentissement de la demande en provenance de Chine.

« Le président n'est pas focalisé » sur le niveau de Wall Street, a assuré Steven Mnuchin, le secrétaire du Trésor américain, « mais je dois dire qu'il observe le marché boursier ».

Cela dit, M. Trump a montré à maintes reprises qu'il mesurait en partie son succès à celui de la progression des indices boursiers.

Le président américain et d'autres représentants américains. Donald Trump a rencontré les dirigeants chinois lors de la rencontre du G20 qui s'est tenue en Argentine. Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Cette fin de semaine, Donald Trump a accepté de retarder de 90 jours l'imposition de taxes douanières supplémentaires de 25 % sur 200 milliards de dollars de marchandises chinoises importées, qui sont déjà sujettes à des tarifs douaniers de 10 %.

Il menaçait d'augmenter ces taxes le 1er janvier si rien n'avançait.

Le plus dur reste à venir

« La Chine a accepté de réduire, puis de supprimer les droits de douane sur les voitures » en provenance des États-Unis, « actuellement [...] de 40 % », a écrit sur Twitter le président américain dimanche soir.

Pékin n’a toutefois pas confirmé cette information. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Geng Shuang a simplement évoqué l'accord de samedi, comprenant « une série d'arrangements constructifs sur la façon de traiter les problèmes et les différends existants ».

Interrogé sur la chaîne CNBC, M. Mnuchin a salué « l'offre sincère » du président chinois Xi Jinping au président Trump « pour ouvrir leur marché aux entreprises américaines », lors d'un dîner de trois heures en marge du sommet du G20 à Buenos Aires.

Mais il a ajouté qu'il fallait « absolument du concret » dans les trois mois, pour « déboucher sur un accord réel ».

Les négociations vont donc se poursuivre et porteront sur « des questions structurelles [...], mais aussi sur les droits de propriété intellectuelle, la technologie, le cyberespace et les devises », a ajouté M. Mnuchin.

Un analyste prévient que le marché n'est pas rassuré pour autant : « Nous prévoyons que la situation risque encore de s'aggraver avant de s'améliorer », dit Kerry Craig, stratège chez JP Morgan Asset Management, qui prédit « une volatilité accrue des marchés ».

Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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