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De marginal à reconnu, Québec solidaire veut maintenant être la « solution de rechange »

Alexandre Leduc, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé à l'Assemblée nationale
Les dix députés de Québec solidaire participeront ce week-end à leur premier grand rassemblement partisan depuis le scrutin du 1er octobre. Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Radio-Canada

Pour la première fois depuis les élections générales, plus de 300 membres influents de Québec solidaire se réuniront ce week-end à Montréal pour faire le point. « Galvanisés » par le résultat du 1er octobre, ils veulent être reconnus comme la voix la plus forte en matière d'environnement, tout en faisant face à leurs « défis de croissance ».

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

Le Collège de Maisonneuve sera l’hôte vendredi soir, samedi et dimanche de ce conseil national de QS. De nombreux représentants des associations locales et régionales dresseront un bilan de la dernière campagne électorale.

Ils adopteront aussi une campagne de mobilisation sur les changements climatiques. « On veut faire une campagne d’éducation populaire », précise la députée de Mercier, Ruba Ghazal.

L’intention de promouvoir le Plan de transition économique annoncé pendant la campagne électorale pourrait se heurter à certaines résistances, notamment sur l’idée de pénaliser les acquéreurs d’une voiture à essence. La lutte des gilets jaunes en France contre la taxe écologique sur le carburant est devenue un exemple patent des conséquences possibles d'un tel geste.

En faisant de la question des changements climatiques leur priorité, les solidaires relèguent ainsi au second plan d'autres revendications sociales.

On n’est pas des hurluberlus, on voit qu’il faut agir.

Manon Massé, chef parlementaire de Québec solidaire

La chef parlementaire de QS, Manon Massé, dont le parti est maintenant reconnu à l’Assemblée nationale, demeure d’avis que les solidaires sont « capables de marcher et de mâcher de la gomme en même temps ».

Le test du réalisme

Le député Vincent Marissal reconnaît en revanche qu’il y a un « risque d’être perçu comme mono-sujet », mais il ne voit pas de « bataille plus importante » parce que « de celle-là découlent les autres ».

À son avis, l’élection historique de dix députés après une campagne axée sur l’urgence climatique lui donne raison. « Je pense, avance-t-il, qu’on a largement passé le test du réalisme. »

Et pas question dans l’avenir de modérer le programme du parti pour s’attirer davantage d’électeurs et s’approcher du pouvoir. « À quoi bon devenir un Parti libéral plus léger? » lance l'ex-chroniqueur.

Les solidaires voudront donner le « temps au temps ». M. Marissal admet néanmoins qu’un changement de mentalité s’opère avec la croissance soudaine du parti, en passant de « l’idée de l’opposition éternelle à une solution de rechange au pouvoir ».

On est passés de marginal à plus de moyens, et les gens nous attendent.

Vincent Marissal, député de Québec solidaire dans Rosemont
Le secrétaire général de Québec solidaire, Gaétan ChâteauneufGaétan Châteauneuf, désigné comme le « vrai chef » de Québec solidaire par l’ex-chef péquiste Jean-François Lisée au dernier débat des chefs, tentera de se faire à nouveau élire à titre de secrétaire général au sein du comité de coordination national. Photo : Radio-Canada

Signes religieux

Le débat sur les signes religieux occupera les délégués sur le plancher dimanche après-midi, mais il n'auront pour mission que de préparer le terrain en vue du prochain conseil national, en mars.

Le simple fait que l’enjeu soit à l’ordre du jour suscitera sans aucun doute des discussions, d’autant plus que la position actuelle d'interdiction du port de signes religieux aux employés de l'État en position d'autorité ne fait pas consensus au sein du parti.

Les vives réactions suscitées cette semaine par les vêtements peu orthodoxes des députés Catherine Dorion et Sol Zanetti pourraient aussi occuper les conversations en marge de l’événement.

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