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Votre sapin de Noël, vous le prenez naturel ou artificiel?

Une jeune fille regarde un sapin illuminé en souriant.
Une fillette regarde les décorations qui illuminent un sapin. Photo: getty images/istockphoto / Imgorthand
Radio-Canada

Avez-vous déjà choisi votre arbre de Noël? Sera-t-il artificiel ou naturel? Comment faire son choix? Premier élément de réponse : un arbre artificiel est écologique si vous le gardez 20 ans. Or, on le garde en moyenne six ans.

Un texte de Mélissa Savoie-Soulières

Avec toutes les ressources utilisées pour fabriquer votre arbre artificiel, il est trois fois plus polluant que l'arbre naturel. C’est ce qu’a constaté Ellipsos, une firme spécialisée en développement durable lors d’une vaste étude produite sur le sujet en 2009.

Pour annuler les émissions de CO2 produites par l’arbre naturel (3,1 kg) et par l’arbre artificiel (8,1 kg), il faudrait parcourir avec une voiture de classe compacte 125 et 322 kilomètres respectivement. Autrement dit, il suffirait de faire du covoiturage ou encore d’utiliser un vélo pour se rendre au travail entre une et trois semaines durant l’année pour compenser les émissions de gaz à effet de serre provenant d’un arbre de Noël, peu importe le type, peut-on lire dans l’étude.

Par ailleurs, pendant que votre roi des forêts pousse, il a des effets positifs sur l'environnement. Comme tous les arbres, ce dernier séquestre le CO2, ce qui signifie moins de gaz carbonique dans l'atmosphère et moins de pollution.

Des couronnes de Noël en sapinage avec de grosses boucles fabriquées chez Boréalis à Jonquière.Ces couronnes de Noël en sapinage ont été fabriquées chez Boréalis à Jonquière. Photo : Radio-Canada / Mélissa Savoie-Soulières

Des arbres souvent fabriqués avec des dérivés de pétrole

La plupart des arbres artificiels sont faits de PVC, un produit dérivé du pétrole. Ces derniers prendraient environ 200 ans à se décomposer, selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

En plus d'être biodégradable, le sapin naturel a souvent une deuxième vie grâce à des organismes qui en font la récolte après le temps des Fêtes.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, c’est l’Association forestière régionale qui organise chaque année la collecte « Sapin du bon sens ».

On en fait soit du compost, soit de la nourriture pour les orignaux. Nous, à Noël, on mange du sucre à la crème, eh bien le sucre à la crème des animaux, c'est le sapin!

Diane Bouchard, directrice générale, Association forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Encourager l’économie locale

Il faut aussi savoir que les sapins artificiels sont rarement produits au Canada, alors que la majorité des arbres naturels poussent au pays. Notre choix peut donc avoir un impact sur l'économie locale. En plus des centaines de milliers de conifères qui sont vendus chez nous, de nombreux sont aussi exportés chaque année.

Bien que chaque région n’ait pas de culture de sapins, chaque coin du pays a des artisans qui exploitent le sapinage produit au Canada.

Le saviez-vous?

Le Québec est la province qui produit le plus d’arbres de Noël à travers tout le pays, selon l'Association des producteurs d'arbres de Noël.

Dans mon chiffre d'affaires, [les Fêtes], c'est peut-être un 20 %, explique Mathieu Ouellette, propriétaire de la pépinière Boréalis située à Saguenay.

On fait toutes sortes de décorations naturelles qui deviennent de plus en plus populaires. On le voit sur Instagram, Pinterest. Ce sont des choses qui sont de plus en plus tendance. Les gens veulent être écolos, donc ils font leurs décorations avec du sapinage, ajoute-t-il.

Des sapins sont emballés et prêts à être vendus à l'extérieur de chez Boréalis à Jonquière.Des centaines de milliers de sapins naturels sont vendus chaque année au Canada. Photo : Radio-Canada / Mélissa Savoie-Soulières

Un sapin qui demande de l’amour

Le sapin naturel demande bien entendu plus d'attention. Il faut le faire boire et le couper pour s'assurer qu'il ne sèche pas et ainsi réduire les risques d'incendie.

L’arbre naturel perd aussi ses aiguilles, un problème que vous n’aurez pas avec un sapin artificiel.

Et si le conifère n’est pas votre tasse de thé, soyez plus originaux et laissez aller votre créativité!

Une feuille de musique pliée pour faire un sapin, des livres empilés pour faire un sapin et des bouts de bois assemblés pour faire un sapin. Images tirées de Pinterest Photo : Radio-Canada

Saguenay–Lac-St-Jean

Industrie forestière