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Pénurie de chirurgiens : le bloc opératoire est fermé pour 5 jours à l’hôpital de Maniwaki

Des lits d’hôpitaux.
Les interruptions dans les services se multiplient à l'Hôpital de Maniwaki. Photo: Getty Images / ArisSu
Radio-Canada

Pour une seconde fois en moins d'un mois, il n'y a aucun chirurgien de garde à Maniwaki, du 3 jusqu'au 7 décembre, peut-on lire dans une note de service dont Radio-Canada a obtenu la copie.

Les cas de traumatologie seront redirigés à l’Hôpital de Mont-Laurier, à une soixantaine de kilomètres de l'Hôpital de Maniwaki.

Advenant qu’un transfert d’un patient admis à Maniwaki vers l’urbain s’avère nécessaire, le chirurgien de garde de Hull doit être contacté en priorité, sinon celui de Gatineau, peut-on lire dans la note de service.

Les femmes devant accoucher n'auront pas d'autre choix que de se rendre aux hôpitaux de Gatineau, de Mont-Laurier ou à Maniwaki en fonction de leur condition clinique.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais est à la recherche de solutions et il tente de convaincre la Fédération des médecins spécialistes et le ministère de la Santé du Québec de conclure une entente pour que des chirurgiens de l'extérieur de la région viennent prêter main-forte.

On ne voudrait pas trop tirer la corde sur nos chirurgiens parce qu'un chirurgien ça a besoin d'être en forme pour faire un bon service donc on est tous au courant des risques à court et moyen terme, a indiqué le Dr Nicolas Gillot, directeur adjoint des services professionnels pour le CISSS de l’Outaouais.

Des situations de pénurie qui se multiplient

Les situations de pénurie de spécialistes se multiplient depuis l’automne. En septembre, le manque criant d’anesthésiologistes à Maniwaki a menacé le département de chirurgie de fermeture temporaire pendant deux semaines.

Des médecins spécialistes qui venaient y faire des remplacements touchaient des primes qui grimpaient jusqu'à 1500 $ par jour.

L'idée qu'on utilise le même genre d'entente pour les chirurgiens ne fait pas l'affaire de la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche.

Ça va avantager les chirurgiens et non les patients de la Vallée-de-la-Gatineau. C'est une formule facile pour la santé et les CISSS, [...] personne ne va venir s'installer, on n'aura pas de services. C'est la façon facile à court terme et ils n'analysent pas plein de possibilités, a déploré Mme Lamarche.

On n'aura jamais un service constant.

Chantal Lamarche

Après plusieurs discussions et une visite du président de l'Association des anesthésiologistes du Québec, des spécialistes du secteur urbain de l'Outaouais ont accepté d'effectuer la vingtaine de remplacements qui posaient problème et qui auraient pu causer la fermeture du bloc opératoire de Maniwaki.

Nous avons demandé à l’Association des médecins anesthésiologistes de nous donner un swat team qui a été accordé donc il n’y aura pas de bris pour cette semaine-là, a expliqué le Dr Gillot.

Du 22 au 28 décembre, ce sont des anesthésiologistes de l'extérieur de la région qui seront au bloc opératoire de Maniwaki.

Avec les informations de la journaliste Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Santé