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L’Alberta réagit aux nouvelles restrictions de la production de pétrole

Jason Kenney en conférence de presse.
Le chef conservateur est d'accord avec les mesures prises par le gouvernement Notley. Il blâme toutefois Ottawa pour son inaction dans le dossier de l'exportation du pétrole. Photo: Radio-Canada / Simon-Pierre Poulin
Radio-Canada

Les restrictions de production imposées par le gouvernement Notley divisent l'industrie pétrolière. Dans l'arène politique, en revanche, un consensus favorable à la décision se dessine.

Un texte de Simon-Pierre Poulin

Quelques minutes à peine après l’annonce de Rachel Notley, le chef de l’opposition officielle, Jason Kenney, a pris la parole pour appuyer la décision de la première ministre. Il l’a félicitée d’avoir écouté les préoccupations de l’industrie et d'avoir ainsi protégé des emplois dans la province.

Même si nous défendons le libre marché, nous soutenons ces restrictions parce que les ressources naturelles nous appartiennent collectivement et c’est la meilleure façon d’en assurer la valeur.

Jason Kenney, chef du Parti conservateur uni

Toutefois, Jason Kenney souhaiterait que les autres provinces canadiennes productrices de pétrole se joignent au mouvement. Il appelle le gouvernement de la Saskatchewan à baisser également sa production.

Le pétrole appartient aux Albertains, dit Jason Kenney

La limite de production de pétrole est bienvenue, selon Jason Kenney

Les restrictions auraient cependant dû, selon lui, être annoncées plus tôt, un avis que partage Stephen Mendel, le chef du Parti Albertain. Pour le reste, Jason Kenney s'en prend à Ottawa.

En conférence de presse, il a longuement insisté sur le fait que l’inaction du gouvernement fédéral avait entraîné la présente situation.

Malgré les accusations lancées à Edmonton, le ministre fédéral des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi, a tenu à rappeler qu’il partage la frustration des Albertains. « Nous avons annoncé d’importants incitatifs fiscaux pour les raffineries et les préraffineries », a-t-il fait valoir par communiqué.

Le gouvernement fédéral a soutenu le projet Keystone XL, il a approuvé le projet de remplacement de la Ligne 3 et il a acheté le projet d’expansion du pipeline Trans Mountain.

Réactions mitigées de l’industrie

Le gouvernement albertain reconnaît lui-même l’absence de consensus dans l’industrie. Les entreprises qui disposent de raffineries ou de contrats à long terme pour le transport de leur carburant sont défavorisées par l’annonce de dimanche.

Husky Energy est l’une d’entre elle. Le géant pétrolier a promis qu’il respectera les limites de production, même s’il croit qu’elles « nuiront sérieusement à l’économie, aux échanges commerciaux et aux investissements ».

Les pétrolières MEG Energy et Cenovus ont quant à elles applaudi la décision de Rachel Notley. La première a souligné l’excellente réputation de l’agence gouvernementale responsable de faire appliquer les restrictions. La seconde est persuadée que le rationnement aura un effet positif sur le marché.

Alberta

Industrie pétrolière