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Les prochaines étapes de la « résistance » franco-ontarienne

Franco-Ontarians protest cuts to French services by the Ontario government in Ottawa on Saturday, Dec. 1, 2018. THE CANADIAN PRESS/Patrick Doyle

Des milliers de gens ont manifesté contre les compressions en Ontario français à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Patrick Doyle

Radio-Canada

Au lendemain de la plus importante manifestation de l'histoire de l'Ontario français, les Franco-Ontariens se préparent pour la suite des choses. L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), qui a déjà tenté sans succès de faire reculer Doug Ford, dit examiner ses options légales.

L'organisme garde tout de même espoir de convaincre Doug Ford, même si sa ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, a répété qu'elle ne changera pas de cap.

Dimanche, dans un communiqué envoyé uniquement en anglais par sa porte-parole, elle a répété que les Ontariens ont le droit de manifester pacifiquement, mais que les compressions sont là pour de bon.

On a gagné toutes nos batailles par le passé, je suis certain qu'on va gagner celle-ci.

Le directeur général de l'AFO, Peter Hominuk

Malgré l'impasse, Peter Hominuk demeure optimiste. Il espère toujours éviter la contestation judiciaire, même si son conseil d'administration s'est penché sur cette option lors d'une rencontre en fin de semaine.

Un homme dans la cinquantaine quand même gros avec les cheveux poivres et sel

Le directeur général de l'AFO, Peter Hominuk

Photo : Radio-Canada

Il reste une semaine avant le vote final sur le projet de loi; on espère toujours que le gouvernement va comprendre qu’il doit écouter la population franco-ontarienne. On essaie de régler la situation avant de se rendre en recours judiciaire.

L'AFO espère se faire entendre lundi, lors d'une réunion du Comité permanent des finances et des affaires économiques de la province. Le président, Carol Jolin, rencontrera aussi plus tard cette semaine le Comité permanent des langues officielles à Ottawa.

Une autre manifestation d’envergure

Les étudiants franco-ontariens pourraient organiser une autre manifestation d'envergure, mais après les fêtes puisque les travaux parlementaires cessent la semaine prochaine.

Le directeur général du Regroupement étudiant franco-ontarien, François Hastir, estime que le gouvernement Ford ne s'attendait pas à une telle mobilisation. Jusqu'à maintenant, il n'a pas compris l'impact de ses décisions et maintenant la balle est dans son camp.

Un jeune étudiant

Le directeur général du Regroupement étudiant franco-ontarien, François Hastir.

Photo : Radio-Canada

L’affaire Montfort a pris plusieurs années. En deux semaines, regardez ce qu’on a déjà réussi à accomplir. On a déjà réussi à dépasser les nombres de Montfort, et on a dépassé la portée aussi, parce qu’on est allé chercher des alliés dans toutes les provinces et on a ramené une unité qu’on n’a pas vue depuis des années, ajoute-t-il.

La présidente de la FESFO, Lydia Philippe, indique que son organisme va demander une rencontre avec Doug Ford, même si les demandes de l’AFO sont restées lettre morte.

On va continuer de lutter pour ce qui nous appartient, dit-elle.

Avec les informations de Yasmine Mehdi.

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