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Doug Ford conserve des appuis auprès de conservateurs franco-ontariens

Un homme avec le pouce en l'air.
Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford Photo: La Presse canadienne / Chris Young
Radio-Canada

Bien qu'Amanda Simard ait claqué la porte du Parti progressiste-conservateur et malgré l'une des plus importantes manifestations de l'histoire de l'Ontario français, Doug Ford conserve des appuis auprès de conservateurs francophones.

Un texte de Natasha MacDonald-Dupuis

L’ancien candidat progressiste-conservateur dans la circonscription d'Orléans, Cameron Montgomery, a fait campagne aux côtés d’Amanda Simard, et s’est même présenté au conseil d’administration de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) avant de retirer sa candidature à la dernière minute.

M. Montgomery estime que la ministre Mulroney a écouté la communauté francophone en proposant la création d'un poste de commissaire aux services en français sous l'auspice de l'ombudsman. Il qualifie cette action d'avancée significative.

En tant que francophile et comme candidat sortant, je veux voir une harmonie entre la communauté francophone et le gouvernement, dit-il.

Nous devons trouver une solution pour harmoniser les deux camps sans que ça soit problématique sur le plan financier.

Cameron Montgomery, ancien candidat progressiste-conservateur dans la circonscription d'Orléans

Il affirme que la position du gouvernement pour l'Université de l'Ontario français est prudente, tant que les finances publiques ne sont pas dans un état acceptable.

Dans une chronique publiée récemment dans le Orléans Star, il n’a pas écarté la possibilité de se représenter à nouveau sous la bannière du Parti progressiste-conservateur.

Portrait de Cameron Montgomery, devant un arrière-plan neutre.Cameron Montgomery était le candidat du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario aux élections provinciales ontariennes du 7 juin 2018 dans la circonscription d'Orléans. Photo : Parti progressiste-conservateur de l'Ontario

De son côté, le stratège progressiste-conservateur, Paul Demers, félicite la communauté de s’être mobilisée en si grand nombre, mais demeure convaincu que Doug Ford va rester campé sur sa position.

Ça n’a même pas changé mon avis. La réalité fiscale de la province doit être partagée par tous les Ontariens. Ils ont fait leurs manifestations, je les comprends, mais maintenant j’espère que la prochaine étape, ça va être de vouloir, de façon constructive, travailler avec le gouvernement.

M. Demers précise que le rêve de l'université franco-ontarienne a simplement été remis à plus tard. Il avoue toutefois mal saisir le silence radio de la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, lors du jour de la mobilisation des Franco-Ontariens.

C’est bizarre, oui. C’est une question qu’il faut poser à Mme Mulroney.

Aucun commentaire

André Marin, l’ancien ombudsman de l’Ontario et candidat défait à l’élection partielle dans Ottawa-Vanier, a été très critique envers les revendications des Franco-Ontariens.

André Marin et Lisa MacLeodL'ancien candidat progressiste-conservateur André Marin s'adresse à ses partisans, le 17 novembre 2016, après sa défaite à l'élection partielle dans la circonscription provinciale d'Ottawa-Vanier. Photo : Radio-Canada

Dans une récente chronique publiée dans le quotidien Toronto Sun, il a qualifié d’« hystériques » les réactions à l’abolition du Commissariat aux services en français. Il n'a pas répondu à notre demande d'entrevue.

Lorsque nous l’avons joint au téléphone, l’ancien candidat du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario pour la circonscription de Mushkegowuk—Baie James, André Robichaud, a insisté sur le fait qu’il ne ferait « aucun commentaire » sur le sujet. En juin dernier, il a été défait par l’actuel porte-parole de l’opposition aux Affaires francophones Guy Bourgouin.

Un ancien candidat « déchiré »

Samedi, l'ancien candidat du Parti progressiste-conservateur dans la circonscription de Timmins, Yvan Génier, s’est dit déchiré entre sa fierté linguistique et les problèmes économiques auxquels fait face la province à l'émission Les malins.

C’est tellement difficile. J’aimerais être capable de prendre position, mais c’est déchirant. Je suis le premier à encourager tout le monde à prendre notre place pour la francophonie ontarienne.

Yvan Grenier<br>
Yvan Génier pose pour la caméra. L'ex-candidat progressiste conservateur de la circonscription de Timmins, Yvan Génier. Photo : Radio-Canada / Twitter/@YvanGenier

Il insiste sur le fait qu'il est conservateur pour des raisons fiscales, et a précisé ne pas disposer de l’information nécessaire pour conclure si la justification économique du gouvernement Ford tient la route.

Toronto

Politique provinciale