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Trump veut abroger l'ALENA pour accélérer l'adoption du nouvel accord

Donald Trump, Justin Trudeau et Enrique Pena Nieto assis à la table de signature du nouveau traité de libre-échange.
Le président mexicain Enrique Pena Nieto, le président américain Donald Trump et le premier ministre du Canada Justin Trudeau lors de la cérémonie de signature de l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) avant le Sommet du G20 à Buenos Aires en Argentine le 30 novembre 2018. Photo: Reuters / Kevin Lamarque
Radio-Canada

Le président des États-Unis, Donald Trump, a l'intention d'abroger l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) dans le but de faire pression sur les législateurs afin qu'ils approuvent la nouvelle entente entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

M. Trump, le premier ministre Justin Trudeau et l'ancien président mexicain Enrique Pena Nieto ont signé le nouvel accord entre les trois pays au début des réunions du G20, vendredi en Argentine.

M. Trump était à bord d’Air Force One, de retour de Buenos Aires, lorsqu'il a déclaré qu'il mettrait fin à l'ALENA, ce qui donnerait six mois aux membres du Congrès américain pour approuver l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Un certain nombre de démocrates au Congrès ont indiqué qu'ils avaient des problèmes avec l'ACEUM dans sa forme actuelle et affirmé qu'il faudrait des mécanismes d'application plus stricts pour les nouvelles règles du travail et des mesures de protection de l'environnement afin de gagner leur soutien.

Certains républicains voient aussi des problèmes : le sénateur de Floride, Marco Rubio, affirme que cet accord procure aux producteurs agricoles mexicains un avantage injuste qui pourrait mettre les entreprises saisonnières en faillite.

La démocrate Elizabeth Warren a par ailleurs ajouté son nom à la liste des législateurs qui ne soutiendront pas le nouvel accord dans sa forme actuelle.

La sénatrice Elizabeth Warren.Elizabeth Warren s'oppose à la version actuelle du nouvel Accord Canada–États-Unis–Mexique. Photo : Reuters / Yuri Gripas

« Tel qu’il est écrit actuellement, le nouvel accord ne va pas créer d'emplois et ça n’augmentera pas les salaires », a dit la sénatrice, qui a évoqué le manque d’outils pour appliquer les nouvelles règles en conformité avec les normes du travail ou encore l’absence de mesures qui visent à réduire la pollution, en particulier au Mexique.

Des experts du commerce soupçonnent depuis longtemps que le président Trump, qui a fait des critiques de l'ALENA une pièce maîtresse de son discours politique, pourrait jouer la carte de l'abrogation pour torpiller les détracteurs de la nouvelle entente.

Robert Lighthizer, représentant au commerce des États-Unis, a insisté sur le fait que l’accord a été négocié avec le soutien des républicains et des démocrates. Il a assuré que les dirigeants démocrates participeront au processus d’application.

Du côté canadien, le dossier suivra son cours, peu importe les menaces du président américain, a fait savoir un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Adam Austen.

« Nous irons de l'avant avec notre propre processus puisque la nouvelle entente a été signée », indique M. Austen.

Avec les informations de Associated Press, et La Presse canadienne

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