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Des gens avec des pancartes

Des dizaines de manifestants à Sarnia.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans plusieurs villes du Sud-Ouest de l'Ontario, des Franco-Ontariens se sont joints au mouvement provincial et ont manifesté contre les compressions dans les services en français annoncées par le gouvernement de Doug Ford.

Selon les organisateurs près de 250 personnes étaient présentes à Sarnia au plus fort de la manifestation devant les bureaux du député fédéral pour la circonscription de Sarnia-Lambton, Robert Bailey.

La mobilisation prenait au sens particulier pour plusieurs participants, qui peinent déjà à avoir accès à des services en français dans une région à la frontière des États-Unis.

2600 personnes partagent le français comme langue maternelle dans ce secteur, mais la région n'a toujours pas obtenu la désignation en vertu de la Loi sur les services en français.

La communauté francophone de Sarnia en a fait la demande officielle en septembre dernier, mais les responsables du dossier ont simplement reçu un accusé de réception pour l'instant.

La présidente du centre communautaire de Sarnia-Lambton, Tania Tamelio, explique que des services en français sont « essentiels » pour des personnes âgées.

On a une communauté d'aînés plus élevés, surtout chez les francophones, et en vieillissant ils ont tendance à régresser et revenir à leur langue maternelle, explique-t-elle.

Nouveaux arrivants

De son côté, le résident de Sarnia depuis cinq ans Zacharie Dalouba s'est d'abord établi à Montréal à son arrivée au Canada. Lorsqu'il a déménagé à Sarnia avec sa jeune fille de deux ans, il n'arrivait pas à trouver des services de santé en français.

Pour les nouveaux arrivants francophones [...], ce n’est pas évident. Il y a des ressources, mais il faut les chercher, précise M. Dalouba, qui croit qu'une désignation en vertu de la loi sur les services en français encouragerait davantage d'immigrants francophones à déménager dans le secteur.

Un homme avec une pancarteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Zacharie Daloubi, résident de Sarnia depuis cinq ans.

Photo : Radio-Canada

« Minorité minoritaire »

Les représentants de la communauté francophone ont rencontré le député conservateur pour la province Robert Bailey.

Selon le coprésident du Centre communautaire francophone Jolliet, Patrice Dufour, le député a signifié son appui et a proposé une rencontre avec la ministre Caroline Mulroney.

Mais selon M. Dufour, davantage serait nécessaire pour protéger une « minorité très minoritaire ».

Ça nous fait peur [...] on se demande si c'est la pointe de l'iceberg, si d'autres choses s'en vient.

Patrice Dufour, coprésident du Centre communautaire francophone Jolliet.

Une manifestation à Essex

Du côté d'Essex, plusieurs francophones et francophiles étaient présents pour dénoncer la décision du gouvernement Ford.

Peter Julian, député fédéral néo-démocrate de New Westminster-Burnaby en Colombie-Britannique, se trouvait dans le Sud-Ouest de l'Ontario et a tenu à participer à la manifestation.

Il croit qu'il est important que tous les francophones du Canada s'unissent pour défendre les droits des Franco-Ontariens et que les francophones de la Colombie-Britannique sont solidaires.

Jessica Swizawski, âgée de 16 ans, est née à Windsor d'une mère libanaise et d'un père d'origine polonaise. Elle tenait à participer à la manifestation dans la ville du Sud-Ouest de l'Ontario.

C'est très difficile parce que Windsor est majoritairement anglophone. Nous devons garder notre fierté et essayer de demander pour des services en français, dit-elle.

Une jeune fille.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jessica Swizawski, âgée de 16 ans.

Photo : Radio-Canada

Au centre-ville de London, près de 300 personnes étaient rassemblées au parc Victoria.

Windsor

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