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Manifestations des Franco-Ontariens dans la grande région de Toronto

Des manifestants.

Des centaines de manifestants ont répondu à l'appel de la mobilisation de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, le 1er décembre.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Radio-Canada

Des centaines de manifestants se sont rassemblés à travers la grande région de Toronto pour dénoncer les compressions annoncées par le gouvernement de Doug Ford et réclamer les droits linguistiques de la communauté franco-ontarienne.

Plusieurs centaines de manifestants étaient devant le bureau de circonscription du premier ministre ontarien samedi après-midi.

En plus d'être rassemblés à Etobicoke, des manifestants étaient aussi devant celui de la nouvelle ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, dans la circonscription de York-Simcoe.

Des manifestants.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des Franco-Ontariens ont répondu à l'appel à la mobilisation de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario devant le bureau de Doug Ford.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Plusieurs slogans comme « Nous sommes, Nous serons » et « Franco fort » ont été scandés.

Ça c'est la première grosse bataille de mes enfants à moi.

Alexandre Matte, père de famille de Sudbury

La présidente du Conseil de gouvernance de l'Université de l'Ontario français, Dyane Adam, était parmi les manifestants à Etobicoke.

« C'est un message clair que la communauté lance. On est prêt à marcher et à geler dehors. Il y a aussi plusieurs [élèves] qui sont ici et qui veulent fréquenter cette université », a-t-elle dit.

Selon plusieurs manifestants, la nouvelle ministre Caroline Mulroney devrait mieux défendre la cause des Franco-Ontariens.

L'annulation de l'Université de l'Ontario français est une « grande déception » pour plusieurs familles qui se sont mobilisées.

J’adore le français. C’est ma langue. Ma première langue. C'est triste et injuste que ce ne soit plus une possibilité. On a de moins en moins de droits.

Ameline Beharry, 16 ans, élève de 11e année

Pour la vingtaine d’élèves présents devant son bureau de circonscription, l’Université de l’Ontario français était une possibilité intéressante puisque la région de York est à une quarantaine de kilomètres au nord de Toronto.

Selon Natalie Pelletier, présidente de l'Assemblée des francophones de la région de York, Caroline Mulroney n'est pas à l'écoute des membres de la communauté franco-ontarienne.

« On a tenté à plusieurs reprises d’entrer en contact avec notre députée et c’est le silence radio. Vous dites avoir parlé aux francophones, mais pas à nous. Vous vous devez de prendre le pouls de la population », a-t-elle dit.

Une femme avec un livre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

«C'est un livre qui représente 400 ans d’histoire. C'est la hache de Doug Ford qui coupe dans la francophonie et qui n’a aucun respect pour la francophonie en Ontario. Il coupe aveuglement», dit Claire De Visme.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

« La région de York compte plus de 16 000 francophones (1,6 % de la population) », selon l'Association des francophones de la région de York (AFRY).

Des manifestants Franco-Ontariens.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plus d'une centaine de manifestants se sont rassemblés devant le bureau de circonscription de Caroline Mulroney à York-Simcoe.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Plusieurs dizaines de manifestations se sont aussi déroulées dans le Sud-Ouest.

Au centre-ville de London, près de 300 personnes étaient rassemblées au parc Victoria.

Les six députés qui ont pris la parole ont prononcé quelques phrases en français pour montrer leur soutien.

Après leurs discours, une dizaine de membres du public sont montées sur scène spontanément pour partager leurs témoignages.

À Hamilton, l'Association canadienne-française de l'Ontario (ACFO) de la région de Hamilton compte environ 200 manifestants.

Une centaine de résidents de Mississauga se sont aussi mobilisés, samedi, pour célébrer leur identité franco-ontarienne.

Toronto

Francophonie