•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manifestations de solidarité envers les Franco-Ontariens en C.-B.

Le drapeau franco-ontarien représente la fleur de lys, emblème de la francophonie, et la fleur de trille, emblème de l'Ontario.

Le drapeau à la fleur de lys et la fleur de trille a été accroché devant la Maison de la francophonie de Vancouver et devant cinq écoles du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées, vendredi, devant la Maison de la Francophonie de Vancouver, en signe de protestation contre les coupes budgétaires du gouvernement de Doug Ford dans les services aux francophones de l'Ontario.

Au cours de la manifestation, la présidente des francophones de la Colombie-Britannique, Padminee Chundunsing, a vivement critiqué la décision du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, d’abandonner le projet d’université francophone en Ontario et de placer le Commissaire aux services en français sous la tutelle de l’ombudsman de la province.

L’érosion des droits des francophones à laquelle on assiste aujourd’hui, ce retour en arrière, est particulièrement préoccupante.

Padminee Chundunsing, présidente des francophones de la Colombie-Britannique

Le directeur du Bureau des affaires francophones et francophiles de l’université Simon Fraser, Gino Leblanc, s'est présenté comme le porte-voix des étudiants, des professeurs et du personnel de l’université britanno-colombienne pour dire que c’est inacceptable.

D'autres manifestants ont pris la parole au micro de Radio-Canada.

Une situation « qui nous ébranle »

Une jeune femme manifeste dans la rue avec un drapeau franco-ontarien à la main.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mélanie Coté Chartrand

Photo : Radio-Canada

Mélanie Côté-Chartrand dit que ce qui se passe en Ontario lui fait peur, mais elle ajoute : C'est vraiment important qu’on sorte puis qu’on protège, qu’on se batte pour nos droits [et] pour notre identité parce que c’est pour notre futur.

« Il est plus qu'un receveur des plaintes »

Une femme manifeste dans une rue de Vancouver.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Suzanne Huot

Photo : Radio-Canada

Suzanne Huot garde un souvenir ému de sa rencontre avec le Commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau.

Il lui a raconté combien il était difficile pour les francophones de l'Ontario de conserver et défendre leurs droits en situation minoritaire. Il est là à notre défense au quotidien et j’aimerais qu’il reste à son poste, dit-elle.

Un « recul » pour les Canadiens

Une personne s'exprime dans la rue.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jennifer Klinck

Photo : Radio-Canada

Je suis anglophone, dit Jennifer Klinck, dans un français parfait, mais pour moi c’est important la dualité linguistique au Canada et de se montrer solidaire avec les Franco-Ontariens. C’est quelque chose qui nous affecte à travers le pays. Les reculs comme celui-ci peuvent être le début de reculs à travers le Canada.

Les cousins de l'Ontario

Un homme manifeste dans une rue de Vancouver.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Maurice Guibord, président de la Société historique francophone de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

Pour Maurice Guibord, le président de la Société historique francophone de la Colombie-Britannique, ce qui se passe en Ontario est épouvantable.

Il pense que la communauté francophone de la Colombie-Britannique est également active et elle se sent préoccupée dès que la Francophonie minoritaire est touchée. Nous connaissons ça, donc c’est tout naturel d’appuyer nos cousins et cousines en Ontario.

La plus grande communauté francophone hors Québec

Robert Rothon manifeste devant un drapeau franco-colombien, dans une rue de Vancouver.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Robert Rothon, directeur général de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

Robert Rothon est coauteur d'une lettre ouverte adressée au premier ministre de l'Ontario. Il rappelle que les Franco-Ontariens, qui sont un demi-million, représentent la plus grande communauté francophone hors Québec. Dans la lettre, explique-t-il, nous faisons appel au premier ministre Ford pour qu’il joue son rôle de premier ministre de la plus grande province canadienne qui donne le ton dans certains dossiers et nous aimerions qu’il donne un ton positif dans celui de la francophonie.

En plus de la Maison de la francophonie de Vancouver, cinq écoles du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique ont hissé le drapeau vert et blanc à Surrey, Vancouver, Port-Coquitlam, Victoria et Comox.

Une carte situe les cinq écoles qui ont hissé le drapeau franco-ontarien.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cinq écoles de la Colombie-Britannique ont manifesté leur solidarité avec les Franco-Ontariens.

Photo : Radio-Canada

Avec les informations de Michaële Perron-Langlais.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Francophonie