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Une vague de licenciements menace l'industrie pétrolière

Puit de pétrole.
Depuis des semaines, les barils de Western Canada Select se vendent, en moyenne, 40 $ de moins que ceux du West Texas Intermediate. Photo: La Presse canadienne / Larry MacDougal
Radio-Canada

Les effets des faibles prix du pétrole canadien commencent à se traduire par des pertes d'emplois dans les entreprises de services pétroliers.

« Nous sommes sur le qui-vive, nous n’avons pas le choix », avoue Murray Mullen, le président-directeur général (PDG) du Groupe Mullen, précisant que c'est le cas de tous les dirigeants d’entreprise du secteur.

Cette semaine, Trican Well Service a dû se séparer de 70 de ses 2200 employés, pouvait-on lire dans un article du Financial Post.

Murray Mullen craint, lui aussi, pour l’avenir des 1800 personnes qu’il emploie dans la branche de services pétroliers offerts par sa compagnie.

« Je risque de devoir en licencier certains », poursuit le PDG. Il anticipe une baisse d’activité pour l’année prochaine en raison des rabais records qu’a atteints le prix du baril de pétrole canadien.

L’hiver s’annonce rude

C’est aussi le manque de compétitivité du Canada pour attirer les investisseurs dans le domaine de l’énergie qui pousse les entreprises à se serrer la ceinture en réduisant leurs dépenses.

Les premiers emplois menacés par ces compressions sont les métiers des services parapétroliers, soit ceux qui sont liés au forage, à l’entretien des puits, à la production et à la maintenance des équipements ou au transport.

« On essaye de ne pas trop paniquer », dit Murray Mullen, qui a perdu plusieurs de ses contrats récemment.

Si la situation ne s’améliore pas « dans les semaines à venir », toute la saison hivernale de forage pourrait être perdue, indique l’économiste Peter Tertzakian.

Selon les prévisions de l’Association des services pétroliers du Canada (ASPC), 6600 puits seront forés au Canada en 2019, soit une baisse d'environ 5 % par rapport à cette année. Elle se traduirait par une réduction annuelle de 1,8 milliard de dollars des dépenses en immobilisations des sociétés d'exploration et d'exploitation.

Les entreprises sont « très inquiètes », affirme Duncan Au, le président de l'ASPC. Il se rendra à Ottawa la semaine prochaine pour tenter de convaincre le gouvernement d'adopter une nouvelle stratégie pour soutenir le secteur énergétique canadien.

Alberta

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