•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La taxe sur les maisons vacantes à Vancouver rapporte, mais aide peu les locataires

Cinq tours d'habitation et les rails du SkyTrain passant au-dessus d'un parc de stationnement à Vancouver.

La taxe s’applique à tous les types de résidences, de maisons ou d’appartements secondaires.

Photo : Radio-Canada / Christer Waara

Radio-Canada

Le taux d'inoccupation à Vancouver n'a augmenté que de 0,1 point de pourcentage en 2017 durant la première année d'imposition de la taxe sur les logements vacants, selon des données publiées par la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL).

Il est en effet passé de 0,8 % à 0,9 % dans la métropole. Ailleurs dans la grande région de Vancouver, où il n’y a pas ce genre de taxe, le taux d'inoccupation a augmenté de 0,2 point de pourcentage.

Toutefois, les revenus générés par cette taxe devraient atteindre 38 millions de dollars, soit 8 millions de plus que ce qui avait été anticipé au départ.

La directrice des services financiers de la Ville de Vancouver, Melanie Kerr, soutient que l’administration surveille les effets de la taxe. « C’est la première année de l'existence du programme, alors nous nous attendons que les comportements de location des gens changent au fil du temps, dit-elle. De plus, le marché locatif à Vancouver est complexe et il est difficile d'isoler l'impact d’un seul facteur comme celui de la [taxe sur les maisons vacantes]. »

La taxe s’applique à tous les types de résidences, de maisons ou d’appartements secondaires. Son montant a été fixé à 1 % de la valeur foncière de ces derniers. Cela signifie qu’un propriétaire devra s’acquitter de 4000 $ de plus par année en impôts fonciers pour un appartement de 400 000 $. Des exemptions peuvent être faites dans le cas de construction ou de rénovations.

La taxe rate une cible

La Ville avait d’abord présenté la taxe sur les maisons vacantes comme un moyen de rendre disponibles plus de logements dans la ville. Des 186 043 maisons que compte Vancouver, 2538 ont été déclarées vacantes, alors que 5385 ont reçu une exemption. Le centre-ville, qui compte de nombreuses tours en copropriété dans le quartier Yaletown et Coal Harbour, a le plus grand nombre de logements vacants ou exemptés, soit 2097.

Les revenus tirés de cette taxe sont réservés à des initiatives sur le logement abordable. Jusqu’à présent, 7,5 millions de dollars ont servi à mettre en place la taxe, et 2,5 millions de dollars ont été dépensés en frais administratifs.

Le conseil municipal a jusqu’à maintenant versé 8 millions de dollars tirés de cette taxe à différents projets.

Avec les informations de Karin Larsen, CBC News

Colombie-Britannique et Yukon

Immobilier