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Caroline Mulroney en perte de crédibilité

La ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney regarde la caméra lors d'une mêlée de presse à Queen's Park.

La ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney.

Photo : Radio-Canada / Vedran Lesic

Radio-Canada

Lorsqu'on demande au président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) s'il a toujours confiance en Caroline Mulroney, Carol Jolin esquive la question, répondant qu'il faut « garder la porte ouverte, continuer à se parler ».

Tout un changement de ton comparativement à celui qu'affichait M. Jolin en septembre dernier lors de sa première rencontre avec la ministre des Affaires francophones.

Les deux interlocuteurs étaient alors tout sourire. Ce sera un plaisir de poursuivre cette collaboration au cours des prochaines années, affirmait le président de l'AFO à l'époque.

Depuis, Mme Mulroney a été vivement critiquée par les Franco-Ontariens dans les médias sociaux au sujet des coupes de son gouvernement en francophonie.

Le tête-à-tête, jeudi, entre l'AFO, la ministre Mulroney et le premier ministre Doug Ford n'a pas débouché sur un terrain d'entente, raconte M.Jolin.

Il s'agit d'une version corrigée de l'article. Une version précédente citait incorrectement M. Jolin en soutenant que Mme Mulroney avait à peine ouvert la bouche durant la rencontre.

Le plus surprenant, affirme ce dernier, a été de voir que M. Ford et Mme Mulroney ne semblaient pas du tout au courant du fait que le fédéral était prêt à financer la moitié du coût de l'Université de l'Ontario français.

On a un gouvernement qui ne pense pas qu'on peut investir 5 millions par année pour une université de langue française à Toronto. C'est ça notre problème.

Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario

Projet mort ou vivant?

Après avoir annoncé dans l'énoncé économique du 15 novembre dernier l'abolition du projet d'Université de l'Ontario français, Mme Mulroney a déclaré cette semaine que les journalistes déformaient la réalité. Selon elle, le projet a simplement été reporté et pourra être concrétisé une fois que la province sera sortie du rouge.

Au même moment, toutefois, Melissa Lantsman, qui était la directrice des communications de Doug Ford durant la campagne électorale, soutenait sur Twitter que l'Université était une licorne qui n'allait jamais voir le jour. M. Ford avait pourtant donné son appui au projet durant la campagne.

De son côté, M. Jolin a affirmé, vendredi, en entrevue à l'émission Y a pas deux matins pareils de Radio-Canada, que les Franco-Ontariens n'étaient pas prêts à attendre encore trois, quatre, cinq ans dans l'espoir que le projet soit remis sur les rails.

En toile de fond de ce débat, le geste d'éclat d'Amanda Simard, députée franco-ontarienne et ancienne adjointe parlementaire de Mme Mulroney, qui a quitté le caucus conservateur, jeudi, après avoir dénoncé les compressions de son gouvernement.

Des commentaires sur Facebook :

  • « Pas mal supérieur à la fille à Brian Mulroney. »
  • « Amanda Simard est une femme courageuse. Vous avez beaucoup à apprendre d'elle. Démissionnez Mulroney, aux douches. Ça va faire. »
  • « Ses assurances ne valent rien!! Pendant les élections, on nous avait promis notre UOF. Après les élections, PAF! Partie!! »
  • « Elle vient de perdre toute chance d'aller plus loin, une menteuse. »

Qui d'autre comme ministre?

M. Jolin a refusé jusqu'à maintenant de demander la démission de la ministre Mulroney. Si Mme Mulroney démissionne, qui la remplace? avait-il répondu le 22 novembre.

En entrevue à l'émission Y a pas deux matins pareils, vendredi, le président de l'AFO a mentionné qu'aucune date n'avait encore été fixée pour une autre rencontre avec la ministre. On va communiquer avec son bureau au début de la semaine prochaine [pour fixer une date], a-t-il précisé.

Entre-temps, M. Jolin incite les francophones et francophiles à participer en grand nombre aux manifestations organisées samedi un peu partout dans la province en guise de protestation contre les coupes du gouvernement Ford.

C'est extrêmement important qu'on se manifeste, qu'on lève le poing. Nous avons des droits et on va les faire respecter, a-t-il lancé.

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