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Un jury recommande plus de ressources en santé mentale pour la GRC

Les sièges d'un jury dans un tribunal.

Les conclusions du jury doivent permettre au public d'éviter des morts comme celle de Pierre Lemaître, ex-porte-parole de la GRC.

Photo : CBC/Mitchel Wiles

Radio-Canada

Après trois jours d'audiences dans le cadre de l'enquête du coroner de la Colombie-Britannique sur la mort par blessures auto-infligées, en 2013, de Pierre Lemaître, un ancien porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le jury a présenté cinq recommandations.

La première recommandation consiste à inclure l’évaluation de la santé mentale dans la visite médicale obligatoire à laquelle tout agent de la GRC doit se soumettre tous les trois ans. Le jury recommande aussi une meilleure formation du personnel et des familles des recrues de la GRC sur les questions de santé mentale.

Enfin, le jury demande une évaluation de l’efficacité de la stratégie de santé mentale de la GRC et les ressources nécessaires à l'implantation de ses recommandations.

Des éléments déclencheurs

Un policier dans un uniforme bleu de la Gendarmerie royale du Canada.

Le sergent Pierre Lemaître a été le porte-parole officiel de la GRC dans le cadre de l'affaire Dziekanski, l'immigrant polonais mort à l'aéroport de Vancouver.

Photo : Radio-Canada

Pendant plusieurs années, Pierre Lemaitre a souffert de dépression et du syndrome de stress post-traumatique, ont témoigné sa femme et plusieurs de ses anciens collègues cette semaine.

En tant qu’agent sur le terrain, il aurait été marqué par le meurtre de plusieurs femmes qui lui rappelaient ses filles.

En tant que porte-parole de la GRC, Pierre Lemaître n’aurait pas supporté ce qu’il aurait vécu comme une trahison de la part de l'organisation dans l’affaire Robert Dziekanski, un immigrant polonais mort en 2007 lors d’une altercation avec des policiers à l’aéroport de Vancouver.

Il avait voulu corriger des informations erronées qu’il avait données au public, mais cela lui avait été refusé. Certains médias l’avaient alors accusé de mentir et de manipuler l’information.

Robert Dziekanski brandit un meuble ressemblant à une petite table ou à un tabouret.

L'immigrant polonais Robert Dziekanski photographié à l'aéroport international de Vancouver avant d'être confronté à des agents de la GRC.

Photo : La Presse canadienne

Pierre Lemaître avait ensuite été muté dans un service de sécurité routière, où un supérieur l’aurait qualifié de « négligeable », ce qui a provoqué son départ en congé de maladie.

Pendant l’enquête du coroner, la psychologue en chef de la GRC, Roxane Marois, a affirmé que son organisation faisait des effortspour fournir du tutorat et permettre à un agent d’obtenir une aide psychologique sans passer par ses supérieurs. Elle a toutefois reconnu qu’il n’existe pas de critères d’évaluation du taux d’utilisation des services de santé mentale.

Colombie-Britannique et Yukon

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