•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des sapins de Noël pour rappeler le trou noir

Des travailleurs du Nouveau-Brunswick dénoncent ce qu'ils appellent le « trou noir » de l'assurance emploi.
Une coalition Québec-Nouveau-Brunswick propose que les régions qui vivent avec une économie saisonnière soient déclarées régions protégées. Photo: iStock

Une coalition de groupes de défenses de chômeurs de la Péninsule acadienne, de Charlevoix, de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent a planté des sapins de Noël devant les principaux bureaux de Service Canada dans leur région. Dans l'Est-du-Québec, des actions militantes ont eu lieu à Rimouski, Forestville, Baie-Comeau et Sept-Îles.

Les travailleurs saisonniers de l’Est-du-Québec et du Nouveau-Brunswick ont voulu rappeler les difficultés qu’ils vivent quand ils se retrouvent sans travail et sans prestation d’assurance-emploi avant la reprise de leur contrat de travail.

Selon la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN, Nancy Legendre, cette période de l’année, communément appelée « trou noir », suscite beaucoup d’inquiétudes auprès des travailleurs saisonniers.

Il faut que les gens prennent conscience de la pauvreté qu’engendre le trou noir, dit-elle. La CSN et les comités d’Action-Chômage souhaitent, avec cette action symbolique, sensibiliser la population.

La Coalition Québec-Nouveau-Brunswick propose que les travailleurs des régions qui vivent avec une économie saisonnière bénéficient de mesures d’exception. La Coalition demande que les critères d’admissibilité à l’assurance-emploi soient fixés à 420 heures dans ces régions et que la période de prestations soit suffisante pour éviter le trou noir.

Le président du Conseil central Côte-Nord CSN dit que c’est le cas, en autres, de la Haute-Côte-Nord.

On souhaiterait, notamment en haute Côte-Nord, qu’on soit capable d’avoir de meilleures mesures sur l’assurance-emploi pour se qualifier et de plus longues prestations que dans une MRC comme Sept-Rivières où est-ce que là les taux de chômage sont beaucoup plus bas, explique-t-il.

La CSN rappelle que les deux tiers des travailleurs saisonniers vivent dans les provinces de l’Est du Canada.

Bas-Saint-Laurent

Économie