•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Convention collective : l'AFPC déplore l'offre du gouvernement fédéral

Une femme assise à un bureau

Magali Picard, vice-présidente nationale exécutive de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En pleine période de négociation en vue du renouvellement de la convention collective de fonctionnaires fédéraux, le gouvernement libéral a proposé une augmentation salariale de 0,75 % par année sur quatre ans, en deçà du niveau d'inflation.

Le fédéral propose notamment que la nouvelle convention collective prenne effet un an après sa signature.

Selon la vice-présidente nationale de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), les fonctionnaires verraient leur salaire augmenter d’ici deux ans au plus tôt, le temps de ratifier l’entente et de la mettre en place, et ce, sans rétroactivité, ce qu’elle déplore fortement. L’offre est tout à fait choquante et insultante, selon Magali Picard.

D’aucune façon l’Alliance, ou nos gens à la table de négociation ne vont accepter ce type d’offre là.

Magali Picard, vice-présidente nationale de l'AFPC

Après des mois d'inaction, le gouvernement libéral vient de déposer une série de contre-offres carrément insultantes dans le cadre des négociations entre le Conseil du Trésor et 90 000 fonctionnaires fédéraux, ont expliqué les représentants syndicaux.

Un si long délai de mise en application, conjugué à des hausses inférieures au taux d'inflation, se traduira essentiellement par un gel salarial de deux ans pour les membres de l'AFPC, selon le syndicat.

On ne s’attendait pas à des cadeaux, on s’attendait toutefois à une forme de respect du gouvernement envers ses travailleurs.

Magali Picard, vice-présidente nationale de l'AFPC

On est quand même inquiets de ce qui est mis de l’avant par le gouvernement vis-à-vis les augmentations salariales, a pour sa part indiqué Stéphane Aubry, vice-président national à l’Institut professionnel de la fonction publique. Il a soutenu qu'il souhaite une compensation équitable pour ses membres qui sont aux prises avec des problèmes liés au système Phénix qui risquent de perdurer.

On veut une augmentation salariale qui va avoir du bon sens et qui tiendra compte des dommages subis par les fonctionnaires en raison de Phénix.

Stéphane Aubry, vice-président national de l’Institut professionnel de la fonction publique

S’ils ne reviennent pas la semaine prochaine avec des offres respectables, je peux vous garantir que nous allons frapper un mur très rapidement, a averti Magali Picard. On est prêts, nos travailleurs sont prêts. Il est drôlement temps que le gouvernement s’assoie et soit sérieux dans cette négociation collective.

Le Conseil du Trésor fédéral a de son côté affirmé dans une déclaration écrite avoir négocié de bonne foi des conventions collectives visant 99 % de ses employés lors de la dernière ronde de négociation.

Le gouvernement adoptera cette même approche de bonne foi à la prochaine ronde de négociations afin de parvenir, en temps opportun, à des ententes qui sont justes pour les employés et tous les contribuables canadiens, a soutenu un porte-parole de l'organisme.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Ottawa-Gatineau

Relations de travail