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  • Du pain et des roses pour Hélène Pedneault

    Hélène Pedneault, chroniquant à la télévision de Radio-Canada.
    Hélène Pedneault est décédée le 1er décembre 2008 à l'âge de 56 ans. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    Il y a 10 ans s'éteignait Hélène Pedneault, écrivaine de cœur et militante de la première heure pour trois grandes causes : l'eau, les femmes et le Québec. Redécouvrez dans nos archives cette voix empreinte de douceur, d'humour et d'indignation.

    Le parcours d’Hélène Pedneault est éclectique. Écrivaine-orchestre, elle a touché à différentes formes de littérature, dont la biographie, la chronique, la chanson et le théâtre. Son engagement demeure en trame de fond, d’abord pour le féminisme, mais aussi pour l’environnement et l’indépendance du Québec.

    La grande visite, 8 mars 1987

    Dans cette entrevue au magazine La grande visite du 8 mars 1987, Hélène Pedneault s’entretient de la place des femmes dans le milieu de la culture au Québec. Elle s’exprime également sur elle-même.

    « Je suis inconsciente, moi! Je suis une impulsive, je suis une amoureuse, alors je fonctionne sur des impulsions amoureuses », confie-t-elle sur sa carrière touche à tout.

    Aux côtés de l’auteure-compositrice-interprète Marie-Claire Séguin, elle manifeste son impatience relativement au fossé qui existe encore entre les hommes et les femmes dans les médias et dans la chanson.

    Je trouve que la colère est une énergie extrêmement positive!

    Hélène Pedneault

    Celle qui est présentée comme journaliste par les animateurs Daniel Pinard et Francine Marchand entend bien continuer de militer pour une plus grande place pour les femmes au Québec.

    Dans le langage vivant qu’on lui connaît, elle décrit le féminisme comme une supernova dont l’explosion a eu lieu, mais qui prendra peut-être quelques années-lumière avant de provoquer de véritables changements!

    J'ai beaucoup, beaucoup de mal à comprendre les femmes qui ne se réclament pas du féminisme, parce que le féminisme a été la plus grande révolution, je pense, du 20e siècle et d'une grande partie de l'histoire.

    Hélène Pedneault

    Hélène Pedneault aborde aussi dans cette entrevue sa collaboration au magazine La Vie en rose dans lequel elle écrit ses chroniques délinquantes. Des chroniques qui lui permettent de canaliser son indignation tout en usant d’humour.

    La vie quotidienne (audio), 25 octobre 1979

    Cette touche d’humour est aussi présente dans la chronique qu’Hélène Pedneault signe pour l’émission radio La vie quotidienne, animée par Lizette Gervais.

    Le 25 octobre 1979, sa chronique porte sur la corde à linge qu’elle décrit comme « un objet de subversion ». Elle déplore son interdiction dans certaines municipalités pour des raisons esthétiques. Déviant quelque peu sur les avantages des fleurs de plastique, elle défend l’économie d’argent et d’énergie que permet la corde à linge plutôt que la sécheuse. L’environnementaliste Hélène Pedneault n’est jamais loin.

    Soyons aussi fiers de nos cordes à linge qu’on l’est de notre barrage de la Baie-James!

    Hélène Pedneault

    Ses commentaires et éditoriaux seront plus tard entendus dans des émissions telles que Christiane CharetteIndicatif présent ou Pensée libre.

    Hélène Pedneault ne se décrit pas pour autant comme une chroniqueuse ou une journaliste, mais bien comme une universaliste.

    Pour Radio-Canada, elle signera aussi l'adaptation du téléroman Sous le signe du lion. Une série qui lui vaudra un prix Gémeaux.

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