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Une centaine de commerçants demandent à être indemnisés pour le G7

Des manifestants ont allumé des feux d'urgence.

Des manifestants ont allumé des feux d'urgence.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus d'une centaine de commerçants ont réclamé des indemnisations au gouvernement fédéral pour les pertes de revenus occasionnées par la tenue du G7 à La Malbaie. Les manifestations et l'imposante présence policière en juin avaient fait fuir la clientèle dans certains secteurs.

Un texte de Jonathan Lavoie

En tout, 117 commerçants de Québec et de La Malbaie ont demandé à être indemnisés et la majorité des réclamations sont toujours en traitement, a appris Radio-Canada.

Selon Affaires mondiales Canada, fin novembre, 46 demandes avaient été approuvées pour un remboursement et une dizaine avaient été refusées.

Difficile d’évaluer combien Ottawa devra débourser puisque le ministère fédéral refuse de dévoiler les montants qui ont été réclamés.


Dans certains cas, les pertes s’élèvent à plusieurs milliers de dollars. Fabio Monti, propriétaire des restaurants L’Atelier et Ophelia, évalue à 50 000 $ la baisse de chiffre d’affaires qu’il a subie pendant les trois jours du G7.

« C'était trois grosses journées où il a fait très beau qui ont été vraiment catastrophiques. Normalement, on a un bel achalandage », se rappelle-t-il au sujet des 8, 9 et 10 juin.

Fabio Monti, propriétaire des restaurants L'Atelier et OpheliaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Fabio Monti, propriétaire des restaurants L'Atelier et Ophelia

Photo : Radio-Canada

Un week-end d’été perdu alors que les clients ont déserté le centre-ville de Québec et les artères commerciales où des manifestations étaient prévues.

Le restaurateur est pour l’instant satisfait du processus d’indemnisation mis en place par le fédéral. Cinq mois après la tenue du G7, il n’a toujours pas de chèque en main, mais il ne doute pas qu’il sera finalement remboursé.

« Est-ce que ça va être au niveau de ce qu'on a demandé? Ça, je n’en suis pas certain. Je l'espère », nuance-t-il.

Pour avoir droit à une indemnisation, les commerçants devaient rester ouverts pendant le G7 et être situés dans des zones précises définies par le gouvernement fédéral. Le centre-ville de Québec, une petite section du boulevard Sainte-Anne et la zone sécurisée de La Malbaie en faisaient partie.

Manque à gagner

À quelques coins de rue, avenue Cartier, le propriétaire du Parchemin du Roy a reçu son indemnisation ces derniers jours.

Le montant est moindre que ce qu’il espérait, notamment parce que le gouvernement fédéral rembourse les pertes de profits uniquement pour les trois jours du G7.

Michel Cheffebœuf affirme que les répercussions sur la clientèle se sont fait sentir sur une période beaucoup plus longue. « Moi, je vous dis, les dix premiers jours du mois de juin ont été mauvais à cause de la venue du G7. »

Tout près, au Graffiti, le chef propriétaire Yannick Fortin sera lui aussi indemnisé pour les quelque 200 réservations perdues. Il n’a toutefois pas fait de demande pour son autre commerce, l’épicerie Pâtaci et Pataca.

« On a fait la demande pour le restaurant, pas pour l'épicerie. Ça ne valait pas vraiment la peine, les frais juridiques et toute la paperasse, ça coûtait trop cher en gestion », explique-t-il.

Il donne la note de 6 sur 10 au processus d’indemnisation fédéral, notamment en raison de la complexité de la démarche.

Trop compliqué pour plusieurs

La complexité du processus d’indemnisation en a d’ailleurs rebuté plus d’un.

Les commerces devaient principalement démontrer leur perte de profits nets comparativement à un week-end semblable des années antérieures. Une opération comptable plus complexe qu’il n’y paraît.

« Ça occasionnait beaucoup trop de travail pour ce qu'on aurait pu aller chercher sans avoir l'assurance de l'obtenir », affirme Yannick Turgeon, du restaurant le Métropolitain.

À la boucherie Florent & Fils, la copropriétaire Jessica Gauthier est arrivée à la même conclusion.

« Les démarches semblaient un peu longues et compliquées à ressortir les chiffres de l'année précédente et de l'année en cours et tout ça. Finalement on a décidé d'essuyer les pertes personnellement », déplore-t-elle.

Jessica Gauthier n'est pas pressée de revoir un autre événement du genre dans la région de Québec.

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