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Une crise du logement se dessine à Gatineau, craignent des organismes

Un immeuble à logements vu de loin à Gatineau en hiver.
Les loyers ont augmenté et le taux d'inoccupation a baissé à Gatineau entre 2017 et 2018. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Diminution du nombre de logements abordables, hausse des loyers et baisse du taux d'inoccupation, la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) dresse un bilan inquiétant du marché immobilier à Gatineau ce qui fait dire à certains organismes de la région que toutes les conditions sont réunies pour une crise du logement.

L’état actuel du logement à Gatineau n’a rien d’étonnant, estime le coordonnateur de l’organisme Logemen’Occupe, François Roy.

On le voyait, on le pressentait, mais là, le rapport de la SCHL vient nous confirmer ce qu’on constate depuis un certain nombre de mois, fait-il remarquer. Les données de ce rapport-là sont inquiétantes, c’est pire que ce qu’on a connu au début des années 2000.

Logemen’Occupe se dit particulièrement inquiet de la dégringolade du taux d’inoccupation global à Gatineau, qui s’établit maintenant à 1,2 % en bas du seuil d’équilibre du marché qui s'établit à 3 %, précise l’organisme dans un communiqué. Ce taux s’élevait à 3,8 % en octobre 2017.

S’il n’y a pas un coup de barre important de pris pour aider les promoteurs à développer du logement abordable [...] Ça va être catastrophique dans les prochains mois.

François Roy, coordonnateur de l'organisme

Alors que le nombre de logements vacants baisse, les loyers, eux, augmentent. Selon la SCHL, un locataire qui souhaite se loger à Gatineau doit maintenant débourser 770 $ par mois.

Difficile de mesurer l’impact des tornades

« On se rend compte avec la tornade qui a frappé le secteur de Mont-Bleu [...] C’est sûr que ça nous enlève des logements qui étaient à coût moindre sur le marché », indique la porte-parole de l’Office de l’habitation de l’Outaouais (OHO), Karina Osiecka.

L’OHO a reçu près de 300 requêtes d’aide pour la recherche de logement dans la foulée des tornades. Certaines personnes ont pu se reloger par elles-mêmes ou trouver refuge chez des proches, et donc l’OHO est finalement venue en aide à 175 familles. L’Office a encore 25 dossiers ouverts à ce jour.

Bien que les répercussions des tornades sur le terrain sont palpables pour les sinistrés, il est encore trop tôt pour mesurer l’impact que cette catastrophe aura sur le marché dans son ensemble et prendre la pleine mesure des impacts sur le marché, note la SCHL.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

Ottawa-Gatineau

Société