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L’AFO sort déçue de sa rencontre avec Doug Ford

Carol Jolin s'adresse aux médias derrière un micro.
Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Carol Jolin, s'est dit déçu de sa rencontre avec le premier ministre Doug Ford. M. Jolin invite donc la population à manifester son mécontentement samedi.

Un texte de Dominique Degré

Malheureusement, la rencontre n’a pas donné les résultats espérés. M. Ford est resté ferme sur ses décisions, a déploré M. Jolin, flanqué des membres du conseil d’administration de l’AFO, lors d’un point de presse à Ottawa.

Le président de l’AFO a avoué avoir eu une lueur d’espoir après avoir reçu l’invitation du premier ministre. Je me suis présenté avec un certain espoir qu’on puisse travailler puis faire avancer les dossiers. Malheureusement, ce n’est pas arrivé. On a entendu la même rhétorique qu’on entend depuis un bon moment que les finances de la province doivent être assainies avant que le projet d’Université de l’Ontario français puisse avancer, a soutenu M. Jolin.

Ce dernier a expliqué que M. Ford n’a fait aucune promesse quant à l’indépendance du commissaire aux services en français sous sa nouvelle forme au sein du bureau de l’ombudsman. Carol Jolin a affirmé que dès qu'il mettra la main sur la législation, il consultera des avocats afin de savoir si les modifications représentent un pas en arrière pour les francophones.

Le premier ministre progressiste-conservateur a cependant fait une promesse : celle de ne pas remettre sur les rails le projet d’Université de l’Ontario français, du moins tant que les finances publiques ne seront pas assainies.

Promesse faite, promesse non tenue.

Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario

J’ai mentionné qu’il y a une ouverture au fédéral également, ce qui a semblé les [Doug Ford et ses représentants] surprendre tout d’un coup. C’est la première fois, j’avais l’impression, qu'ils entendaient parler que le fédéral a déjà financé des institutions.

Très rapidement, on est retombé dans une rhétorique qu'on entend souvent par rapport aux finances publiques, a aussi déploré M. Jolin au sujet de la rencontre qui a duré une vingtaine de minutes.

Les dirigeants de l'AFO ont également réinvité les francophones et les francophiles à manifester le 1er décembre dans une quarantaine de villes de la province.

Une rencontre attendue

M. Ford avait déclaré le 23 novembre dernier être ouvert à rencontrer plus régulièrement les représentants de la communauté franco-ontarienne, dans le but d’établir un dialogue constructif qui mettra en avant le dynamisme de la francophonie ontarienne.

L’AFO avait elle aussi manifesté son intérêt pour une rencontre avec le chef progressiste-conservateur la semaine dernière.

Cette rencontre s’est déroulée dans la foulée des annonces du gouvernement ontarien concernant les services en français. L’administration Ford avait d’abord annoncé qu’elle mettait un terme au projet d’Université de l’Ontario français et qu’elle abolissait le Commissariat aux services en français pour des raisons budgétaires.

Le gouvernement a ensuite changé son fusil d’épaule en annonçant que le Commissariat poursuivra ses activités, mais qu'il relèvera dorénavant du bureau de l’ombudsman. Les détracteurs de cette mesure dénoncent le fait que le commissaire aux services en français n’aura pas la même indépendance dans cette nouvelle structure.

Le gouvernement Ford a aussi remis sur pied le ministère des Affaires francophones, portefeuille qu’il avait aboli au lendemain de son élection. C’est Caroline Mulroney qui a pris les rênes de ce ministère.

Ottawa-Gatineau

Politique provinciale