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David Saint-Jacques prêt pour le décollage

David Saint-Jacques.

David Saint-Jacques lors d’une conférence de presse qu’il accordait aux médias canadiens le 29 novembre.

Photo : Agence spatiale canadienne

Radio-Canada

L'astronaute canadien David Saint-Jacques et ses deux coéquipiers de la mission Expedition 58 en sont maintenant aux derniers préparatifs en prévision de leur départ lundi vers la Station spatiale internationale (SSI).

Un texte d'Alain Labelle

« Nous entendons le roulement du tambour », affirmait David Saint-Jacques lors d’une conférence de presse qu’il accordait jeudi.

L’astronaute se trouve au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, depuis le 19 novembre où il est en quarantaine. Il avait préalablement participé aux nombreux rituels qui accompagnent le lancement d’une capsule russe Soyouz.

David Saint-Jacques en veston cravate.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'astronaute canadien David Saint-Jacques en conférence de presse à la Cité des Étoiles, à Moscou.

Photo : Radio-Canada / Tamara Alteresco

Les Russes sont très attachés à leurs rituels. C’est quelque chose de sacré pour eux.

David Saint-Jacques

Comme tous les nouveaux astronautes, David Saint-Jacques a planté un arbre devant le cosmodrome, une étape obligée.

Derniers préparatifs

Ses derniers jours avant le grand départ sont surtout consacrés à la révision des différentes procédures et à l’entraînement physique.

L’astronaute se sent-il prêt pour sa mission? « Je suis prêt dans le sens où j’ai passé tous mes cours, mais est-ce que je suis vraiment prêt? » s’interroge-t-il, un léger sourire en coin.

J’aime faire l’analogie d’un premier voyage. Les jeunes rêvent tous de voyager. Et, éventuellement, on a la chance de faire un premier voyage. De quitter un endroit qu’on connaît. On pense qu’on n’est pas prêt, mais dans le fond on est prêt.

David Saint-Jacques

« Je suis comme un alpiniste aux derniers moments d’une ascension, juste avant d’atteindre le sommet », ajoute-t-il.

Des étapes cruciales

Les défis d’une mission spatiale sont nombreux, à commencer par la première étape : se rendre à la SSI à bord d’un vaisseau Soyouz.

L’ascension et l’amarrage de la capsule à la SSI sont certainement des étapes clés de la mission.

C’est deux ans d’entraînement pour un événement qui va durer 10 minutes.

David Saint-Jacques
Le vaisseau Soyouz amarré à la SSI. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le vaisseau Soyouz amarré à la SSI.

Photo : NASA

Si ces phases sont de loin les plus complexes et les plus dangereuses, l’astronaute estime que deux autres tâches sont aussi particulièrement délicates : manipuler le bras canadien et les sorties dans l’espace dans une combinaison spatiale.

Au moment de répondre aux questions des journalistes, David Saint-Jacques affirme ne pas être encore dans l’anticipation du voyage, mais bien concentré à ses derniers préparatifs, dont la configuration de son ordinateur de bord et l’envoi de messages à sa famille et à ses amis.

Au revoir à la famille

Les prochains jours seront aussi l’occasion pour lui de « voir » une dernière fois sa conjointe et ses enfants.

Nous sommes en quarantaine, donc nous ne pourrons entrer en contact, mais nous allons communiquer à travers une vitre.

David Saint-Jacques

Durant son voyage, l’astronaute pourra parler avec eux au téléphone, ce qui était encore difficile il y a encore quelques années.

Maintenant on a une couverture téléphonique presque constante. Comme nous disent les vétérans qui reviennent, on ne se sent pas vraiment isolé des nôtres.

David Saint-Jacques

Une rencontre vidéo hebdomadaire avec ses proches est également au programme.

Il rappelle aussi qu’une mission comme celle-ci est une expérience humaine intense durant laquelle les membres de l’équipage coopèrent et s’entraident si bien que les astronautes ne se sentent jamais vraiment seuls.

Vivre l’instant présent

Lorsqu’il est questionné sur sa plus grande crainte face à sa mission, le Canadien explique que sa tendance à se concentrer sur les tâches à accomplir risque de lui faire manquer certains aspects de la mission.

J’espère avoir la lucidité de lever la tête et d’apprécier le moment. De prendre le temps de réaliser la valeur de ce qui se passe.

David Saint-Jacques

La microgravité et la télémédecine à l’étude

La SSI est un grand laboratoire. David Saint-Jacques a donc appris à utiliser correctement l'équipement servant à prélever des échantillons. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La SSI est un grand laboratoire. David Saint-Jacques a donc appris à utiliser correctement l'équipement servant à prélever des échantillons.

Photo : Agence spatiale canadienne

Le Dr Saint-Jacques consacrera beaucoup de son temps à la recherche médicale dans le laboratoire orbital qu’est la station spatiale.

L’un des aspects négatifs d’un tel voyage est l’effet à long terme de la microgravité sur l’humain.

Étant médecin, je suis bien conscient des effets sur le corps.

David Saint-Jacques

Le médecin participera à quelques études sur le sujet, mais aussi à la télémédecine qui consiste à soigner des patients à distance.

Succéder à Chris Hadfield

Est-ce que David Saint-Jacques poussera la note comme l'avait fait son collègue Christ Hadfield en reprenant Space Oddity de David Bowie de l'espace?

Je ne pense pas chanter comme Chris, nous avons nos propres personnalités!

David Saint-Jacques

Quoi qu'il en soit, il est certain que le Canadien partagera de magnifiques photos de la Terre prise de son orbite.

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