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Lebel-sur-Quévillon pourra piéger des coyotes durant un an

Plan rapproché d'un coyote au pelage fauve.

C'est la deuxième fois que Lebel-sur-Quévillon se munit d'un permis de piégeage de coyotes. (archives)

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Ville de Lebel-sur-Quévillon vient d'obtenir un permis spécial de piégeage de coyotes d'une année, délivré par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) du Québec.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

C'est la deuxième fois que la municipalité obtient un tel permis en raison de la présence remarquée de l'animal en ville.

Une situation qui inquiète les autorités, même si l'animal ne s'est jamais attaqué aux résidents.

Le maire Alain Poirier dit que l'objectif est le contrôle de la population des coyotes en ville.

Le permis nous permet de travailler avec des trappeurs locaux, qui vont faire en sorte d'attraper le plus de coyotes possible, parce que là on les voit dans les lieux résidentiels et ça devient une problématique aux citoyens. Le coyote cherche le petit gibier, on ne voudrait pas non plus que les citoyens subissent le fait qu'il y ait des coyotes chez nous. Il ne s'est jamais attaqué à des citoyens, mais il faut être vigilants et prévoyants, fait-il valoir.

La Ville va installer des panneaux dans les secteurs où des activités de piégeage sont en cours.

L'an passé, la même opération n'a pas donné de résultats et le maire demande cette fois-ci la collaboration des citoyens.

En janvier, la Ville va tenir une rencontre publique pour mieux informer les citoyens sur l'animal et ses habitudes.

Un permis rare

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFP), admet qu'il est rare qu'il émette des permis de gestion de la faune touchant les coyotes.

L'émission de ce genre de permis dépend de plusieurs critères, notamment le danger que représente l'animal et ce qui a été fait jusqu'à maintenant pour trouver une solution.

Le biologiste à la direction de la gestion de la faune du Nord-du-Québec, Guillaume Szor, mentionne toutefois que ce permis est une façon de régler le problème d'une façon ponctuelle, mais qu'il y a d'autres façons de faire pour le plus long terme.

La clé dans tout problème de faune urbaine, c'est vraiment la gestion des déchets, la gestion de toute source qui pourrait attirer la faune en ville. On a travaillé avec la Ville pour faire un communiqué aux citoyens pour entre autres les informer d'éliminer toutes les sources potentielles de nourriture aux alentours des résidences, éviter de laisser traîner la nourriture de leurs animaux, les poubelles, le compost, etc. Quand on a des problèmes de faune comme ça qui devient habituée à l'humain, c'est souvent dû au fait qu'ils ont accès à une source de nourriture qui leur permet de rester dans les alentours, précise-t-il.

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