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Départ d'Amanda Simard : au tour de Caroline Mulroney de reprendre le flambeau

Le portrait d'une femme au Parlement

Caroline Mulroney, à Queen's Park

Photo : Radio-Canada / Cedric Lizotte

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Maintenant que la députée conservatrice de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, siège comme indépendante à l'Assemblée législative de l'Ontario, il revient à Caroline Mulroney, la ministre des Affaires francophones, de défendre la cause des Franco-Ontariens au sein du caucus conservateur, estiment quelques observateurs.

Un texte d'Angie Bonenfant

Jusqu'à son départ, Amanda Simard était la voix des Franco-Ontariens au sein du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario (PPCO). Elle a publiquement dénoncé son gouvernement lorsque celui-ci a décidé de mettre la hache dans le Commissariat aux services en français et dans le financement d'une université francophone à Toronto.

Même si le geste de Mme Simard a été salué de toutes parts au sein de la communauté franco-ontarienne, certaines personnalités se sont inquiétées des impacts d'une telle décision. Entre autres, le député libéral de la circonscription de Glengarry-Prescott-Russell de 1995 à 2011, Jean-Marc Lalonde, aurait préféré qu'elle demeure au sein du caucus progressiste-conservateur.

Correction :

Une version précédente du texte indiquait que Jean-Marc Lalonde a été député de 1999 à 2011. Il a plutôt été membre de l'Assemblée législative de l'Ontario de 1995 à 2011.

Le Parti progressiste-conservateur n'a plus d'interlocuteur ou de représentant élu francophone. Et ça, c'est peut-être un recul pour l'ensemble du dossier.

Geneviève Tellier, Université d'Ottawa

C'est un geste courageux [de Mme Simard], évalue la politologue de l'Université d'Ottawa Geneviève Tellier, mais je ne suis pas convaincue qu'en étant indépendant, ça va faire avancer le dossier.

L'absence d'Amanda Simard se fera certainement remarquer, soutient le commissaire aux services en français, François Boileau, mais il estime que c'est désormais à la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, de remplir ce rôle, si elle le désire.

Je ne sais pas pourquoi on dit que Caroline Mulroney n'est pas franco-ontarienne, elle a été élevée à Ottawa, a-t-il déclaré lors d'une entrevue accordée en marge d'une présentation au Comité permanent des langues officielles jeudi matin. Elle remplit parfaitement bien les critères exclusifs d'être francophone.

Caroline Mulroney est là quand même!

Alupa Clarke, Parti conservateur du Canada

Même son de cloche du côté des conservateurs fédéraux qui ont évalué les récents développements.

Ce qui est important pour moi, c'est qu'il reste des voix fortes pour exprimer la francophonie, les minorités francophones en Ontario. En ce sens-là, Mme Mulroney va avoir un rôle encore plus important, a commenté le député Steven Blaney.

Je respecte la décision de Mme Simard, ça prend du courage, mais en même temps c'est important d'avoir au sein du gouvernement et des formations politiques des gens qui portent le message de la minorité franco-ontarienne.

C'est sûr et certain que de rester au sein du caucus conservateur, ça aurait été bon également, il faut continuer à se battre au sein du caucus, car il n'y a jamais rien de définitif dans aucun des partis, a souligné pour sa part le conservateur Alupa A. Clarke, vice-président du Comité des langues officielles.

J'ai confiance que Mme Mulroney va continuer à défendre les francophones et faire en sorte que les futures décisions de son gouvernement continuent à aller dans le respect des droits linguistiques.

Cependant, Caroline Mulroney devra assumer ce rôle plus tôt que tard, souligne Mme Tellier.

Si elle veut reprendre le dossier, il faudra qu'elle le fasse rapidement, parce que l'ensemble de la communauté franco-ontarienne est déçue de sa position, a-t-elle conclu.

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