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Dispositifs médicaux : des révélations qui poussent à s'informer

Un modèle d'articulation de la hanche en verre et en métal

Un type de prothèse de hanche

Photo : Associated Press

Radio-Canada

La révélation faite durant l'émission Enquête de failles dans le contrôle de sécurité des dispositifs médicaux au Canada a inquiété des Fransaskois. Ils s'engagent aujourd'hui à mieux s'informer sur ce type de chirurgie.

Un texte de Marie-Christine Bouillon

Michel Lalonde a subi une opération aux hanches en août 2006. Depuis, ses deux prothèses ne lui ont causé aucun problème. Il ne s’est donc pas questionné sur le type de dispositif médical qui lui permet aujourd’hui de faire du vélo, de la natation et de la marche sans ressentir de douleur. Or, les reportages publiés cette semaine l’ont convaincu de téléphoner à son médecin pour en savoir davantage.

« On a l'impression qu'une fois qu'on récupère tout est fini. Mais c'est vrai qu'à long terme il faut penser un peu aux effets que ces trucs-là peuvent avoir sur l'organisme », dit-il.

Ça m’a fait prendre conscience que je voulais savoir une fois pour toutes ce que j’avais dans le corps. Donc, c’est une bonne chose, je pense que tout le monde devrait faire la même chose.

Michel Lalonde, Fransaskois

La présidente de la Fédération des aînés fransaskois, Jacqueline Plante, abonde dans le même sens. Les aînés sont plus souvent touchés par des maladies menant à l’implantation de dispositifs médicaux, comme l’arthrite ou des douleurs cardiaques. Elle s’inquiète donc du manque de contrôle de sécurité de la part de Santé Canada dénoncé dans les reportages.

« J’étais vraiment abasourdie par cette affirmation. Quand on doit avoir un remplacement de hanche ou de genou, on se fie que notre professionnel de la santé a été informé des dispositifs qu’il va utiliser et on pense que c’est sécuritaire », confie-t-elle.

Elle estime que tout le monde a la responsabilité de se renseigner et de poser des questions.

« Je pense qu’il faut faire nos devoirs et ne pas accepter, gratuitement, que tout est adéquat. Je sais bien qu’on veut faire confiance à notre médecin, mais il faut s’informer. Je pense que quand on est informé, au moins, on prend une décision éclairée », conclut-elle.

Quant au Fransaskois Michel Lalonde, il s'estime chanceux d’avoir eu « un bon chirurgien ».

« En appelant mon médecin de famille, on m’a dit : “Le rapport de votre chirurgie est tout à fait disponible, on peut vous l’envoyer.” Donc je n’ai qu’à leur demander qu’ils me le fassent venir, je vais le mettre dans mes archives parce que je me suis rendu compte que je ne m’étais pas occupé de ça », raconte-t-il.

Selon Santé Canada, 80 743 incidents liés à des dispositifs médicaux pouvant causer des blessures ou même la mort ont été signalés entre 2008 et 2018.

Saskatchewan

Santé publique