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Affaire Khashoggi : Ottawa impose des sanctions à des Saoudiens

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La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland s'adresse aux journalistes.

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, annonce l'imposition de sanctions contre 17 Saoudiens liés au meurtre du journaliste Jamal Khassoghi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a annoncé jeudi l'imposition par son gouvernement de sanctions à plus d'une quinzaine de Saoudiens liés au meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Selon la ministre Freeland, qui en a fait l'annonce à Buenos Aires en marge du sommet du G20, ces sanctions qui visent précisément 17 ressortissants saoudiens seront appliquées en vertu de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus.

Ces 17 personnes sont jugées par Ottawa directement responsables ou encore complices du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, survenu le 2 octobre dernier, à l’intérieur du consulat saoudien d’Istanbul, en Turquie.

Ces sanctions, essentiellement économiques, visent à geler les avoirs au Canada de ces individus. L’accès au territoire canadien leur sera également interdit en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.

Jamal Khashoggi, reconnu pour ses critiques envers le régime du prince héritier Mohammed ben Salmane, collaborait avec le quotidien américain The Washington Post.

Il a été tué et découpé en morceaux par des agents saoudiens peu après être entré dans les bureaux du consulat de l’Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie, où il devait récupérer des documents en vue d’un mariage. Son corps n’a jamais été retrouvé en dépit de la reconnaissance du meurtre par le régime saoudien.

« Bien que le Canada ait imposé des sanctions à ces 17 ressortissants saoudiens, nous continuons de réclamer un compte rendu transparent et rigoureux des circonstances entourant le meurtre de M. Khashoggi », a écrit précédemment le gouvernement canadien dans un communiqué.

Le journaliste saoudien assassiné Jamal Khashoggi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jamal Khashoggi, journaliste assassiné au consulat saoudien d'Istanbul en 2018

Photo : AFP/Getty Images

Le meurtre de Jamal Khashoggi est odieux et constitue une atteinte inadmissible à la liberté d’expression de toutes les personnes. Le Canada continue de réclamer une enquête crédible et indépendante. Les responsables du meurtre de Jamal Khashoggi doivent rendre des comptes et faire face à la justice.

Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères du Canada

« Les explications fournies à ce jour par l’Arabie saoudite manquent de cohérence et de crédibilité », a déclaré la ministre Freeland.

Questionnée par les journalistes sur le caractère symbolique de ces sanctions, Chrystia Freeland a assuré : « Il ne s’agit pas d’une mesure symbolique, c’est une mesure forte. [...] C’était important pour le Canada d’être clair quant à l’importance des droits humains dans le monde. »

En ce qui concerne le commerce d'armes qui se poursuit entre le Canada et l'Arabie saoudite, la ministre a expliqué qu'Ottawa a déjà resserré l'obtention de nouveaux permis d'exportations vers l'Arabie saoudite.

« En ce qui concerne le commerce et la vente d’armes entre le Canada et l’Arabie saoudite, nous continuons de travailler avec nos alliés pour demander une enquête transparente et indépendante sur le meurtre de M. Khassoghi. Et pendant nos investigations, tous les nouveaux permis d’exportation en Arabie saoudite sont fermés », a expliqué Chrystia Freeland.

Outre le Canada, les États-Unis, la France et l’Allemagne ont aussi imposé des sanctions à l’Arabie saoudite à la suite de l'assassinat de Jamal Khassoghi.

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