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Un 13e membre de l'ambassade du Canada à Cuba tombe malade

Ambassade du Canada à Cuba
Ambassade du Canada à Cuba Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Un autre diplomate canadien en poste à Cuba est tombé malade, présentant des symptômes mystérieux similaires à ceux dont ont souffert des diplomates américains dès 2016 et dont on ne connaît pas encore la raison.

Ce cas confirmé par Affaires mondiales Canada a été diagnostiqué au « début de l'été ». Il porte à 13 le nombre total de personnes affectées, incluant des diplomates et des membres de leur famille.

Sous couvert de l’anonymat, un haut fonctionnaire fédéral indique que des représentants du gouvernement se rendront à La Havane la semaine prochaine. « Il est difficile de spéculer, même sur l'étendue des options », dit-il.

Depuis l'an dernier, huit diplomates et cinq personnes à charge ont été affectés à l'ambassade du Canada à La Havane. Ils présentent pratiquement les mêmes symptômes : des nausées, des étourdissements, des maux de tête et de la difficulté à se concentrer.

Selon Affaires mondiales Canada, 27 personnes, membres de 10 familles de diplomates, ont subi des tests en janvier.

En avril, on annonçait que les familles n’accompagneraient plus les diplomates sur leur lieu d’affectation à Cuba en raison de l'incertitude.

À l'heure actuelle, 12 diplomates canadiens sont en poste à La Havane. Un médecin travaille maintenant à temps plein pour offrir des conseils et de l'aide aux personnes qui présentent des symptômes persistants.

Le gouvernement fédéral offre la possibilité à ses employés en poste à Cuba de rentrer au pays s'ils le souhaitent. Il ajoute toutefois que « rien ne porte à croire que les Canadiens se rendant à Cuba pourraient encourir des risques ».

Enquête et spéculations

La GRC tente toujours de déterminer la cause de ces affections, qui ont également frappé plusieurs diplomates américains à La Havane.

En l’absence d’une véritable explication, les spéculations vont bon train et tournent autour d’une sorte d'attaque acoustique ou par micro-ondes.

Les facteurs environnementaux comme des toxines dans l'air, le sol ou l'eau étant quasiment éliminés, les soupçons semblent s'orienter vers une possible attaque sonore.

Ottawa, Washington et La Havane collaborent

« Depuis le début, le gouvernement cubain coopère avec nous », a déclaré jeudi un représentant canadien. « Cuba a exprimé le désir d'aller au fond des choses sur la cause de ces problèmes de santé », a-t-il précisé.

Pamela Isfeld, présidente de l'Association professionnelle des agents du service extérieur, évoque une situation troublante. Elle estime que « le fait qu'aucune cause n'ait été trouvée, donc qu'aucun traitement ou mesure d'atténuation définitive ne puisse être identifié, est profondément frustrant pour toutes les parties concernées ».

Avec les informations de La Presse canadienne, et Agence France-Presse

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