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Fitch abaisse la note de crédit de Bombardier

Le logo de Bombardier sur une usine d'assemblage située à Montréal

Fitch abaisse la cote de crédit de l'avionneur québécois, la faisant passer de « B » à « B- ».

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La Presse canadienne

L'agence de notation Fitch Ratings a décidé d'abaisser la cote de crédit de Bombardier en estimant que la diminution du niveau de risque dans le cadre du redressement de l'entreprise sera moins rapide que prévu.

Dans une note publiée mercredi, Fitch fait passer la note de crédit de l'avionneur québécois de « B » à « B- ». Une moins bonne cote se traduit généralement par une hausse des coûts d'emprunt pour une entreprise.

En plus d'annoncer l'élimination de 5000 postes – dont 2500 au Québec – dans le cadre d'une autre restructuration plus tôt ce mois-ci, Bombardier avait réservé une mauvaise surprise aux investisseurs en dévoilant ses résultats du troisième trimestre.

L'entreprise s'attend toujours à terminer l'exercice avec des flux de trésorerie neutres, mais elle doit maintenant comptabiliser les quelque 600 millions de dollars américains récoltés grâce à la vente du site torontois de Downsview.

Fitch souligne néanmoins que ses préoccupations concernant les flux de trésorerie de l'entreprise pour l'exercice 2018 sont en partie atténuées par la vente d'actifs ainsi que par la diminution des dépenses sur ses programmes comme celui de l'avion d'affaires Global 7500.

En plus d'avoir vendu ses activités de formation de techniciens et de pilotes pour ses avions d'affaires à la multinationale québécoise CAE pour 645 millions de dollars américains, Bombardier a aussi empoché environ 300 millions de dollars américains en cédant le programme d'avions à hélices Q400 à la britanno-colombienne Viking Air.

Depuis le dévoilement des résultats du troisième trimestre, le 8 novembre dernier, le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, a multiplié les appels au calme auprès des investisseurs, pour tenter d'atténuer les craintes de ces derniers.

Fitch s'est également montrée préoccupée par la vive concurrence dans tous les secteurs d'activité de la multinationale québécoise, par la profitabilité de l'avion A220, autrefois appelé C Series, ainsi que par un « déficit important du régime de retraite ».

Quelques jours avant la publication des résultats du troisième trimestre, Moody's avait relevé ses perspectives à l'endroit de Bombardier, qui étaient passées de « négatives » à « stables ». L'agence n'avait toutefois pas touché à la cote de crédit du constructeur d'avions et de trains.

À la Bourse de Toronto, l'action de Bombardier a abandonné 12 ¢, ou 5,33 %, pour clôturer à 2,13 $.

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