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Visée par une enquête, la députée de Laviolette-Saint-Maurice démissionne du Parc de l'Île Melville

La présidente-directrice générale du Parc de l’Île Melville Marie-Louise Tardif fait le saut en politique avec la Coalition Avenir Québec ( CAQ).

C'est aux côtés du chef de la CAQ, François Legault, que Marie-Louise Tardif a annoncé qu'elle faisait le saut en politique en avril 2018.

Photo : Radio-Canada / Amélie Desmarais

Radio-Canada

Au lendemain de l'annonce de la tenue d'une enquête de la commissaire à l'éthique et à la déontologie, la nouvelle députée caquiste de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, quitte officiellement le Parc de l'Île Melville. Elle y travaillait encore à temps partiel depuis son élection.

Un texte de Marie-Pier Bouchard (Nouvelle fenêtre)

Dans un communiqué annonçant sa démission, Mme Tardif précise qu’elle avait déjà quitté son poste de présidente-directrice générale du Parc de l’Île Melville, un organisme à but non lucratif qui assure la gestion d’un site appartenant à la Ville de Shawinigan.

Cependant, pour assurer la transition avec la nouvelle direction générale, elle y travaillait encore de 10 à 15 heures par semaine, confirme le président du conseil d’administration, Gilles Lamarche. Des heures pour lesquelles elle était rémunérée.

Marie-Louise Tardif affirme, toujours par voie de communiqué, qu’elle a décidé de se retirer de ses fonctions « pour se consacrer entièrement à sa fonction de députée » et qu’elle assure son « entière collaboration à la commissaire à l’éthique et à la déontologie ».

En tant que nouvelle députée, les citoyens de Laviolette–Saint-Maurice et les dossiers de ma région sont ma priorité.

Marie-Louise Tardif, députée de Laviolette-Saint-Maurice
Plan rapproché de Mme Tardif.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La députée caquiste de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif aurait contrevenu au code d'éthique des députés.

Photo : Coalition avenir Québec

C’est le député libéral de Vimont et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éthique, Jean Rousselle, qui a demandé à la Commissaire à l’éthique et à la déontologie d’ouvrir une enquête quand il a appris que Marie-Louise Tardif était toujours rémunérée par son ancien employeur.

Elle aurait aussi transféré au parc de l'Île Melville des meubles qui se trouvaient au bureau de la précédente députée, Julie Boulet, et qui sont la propriété de l'Assemblée nationale.

Une erreur de bonne foi, selon certains

Le président du conseil d’administration du Parc de l’Île Melville, Gilles Lamarche, se dit surpris et étonné de la tournure des événements.

Selon lui, Marie-Louise Tardif aurait fait les vérifications nécessaires auprès des services juridiques à l’Assemblée nationale avant d’accepter de continuer à travailler à temps partiel pour l’organisation.

Ça nous attriste parce que Mme tardif est une personne honnête. Elle a travaillé ici pendant 12 ans et a toujours assuré l'intégrité et le respect des règles.

Gilles Lamarches, président du conseil d'administration du Parc de l'Île Melville

Pour sa part, le maire de Shawinigan, Michel Angers, estime que Marie-Louise Tardif a pris la bonne décision en démissionnant du parc de l’Île Melville.

Il mentionne qu’il a besoin d’une députée à temps plein et il se dit convaincu que les gens du conseil d’administration de l’organisation sont en mesure d’assurer la transition adéquatement.

M. Angers ne doute pas de la bonne foi de Mme Tardif.

Faire de la politique, on est surveillé de tout bord tout côté. Il y a une expérience qui vient avec le temps. On fait tous des erreurs quand on commence. L'important c'est qu'on ait une bonne intention.

Michel Angers, maire de Shawinigan
Le maire de Shawinigan, Michel AngersAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de Shawinigan, Michel Angers

Photo : Radio-Canada

Dans le communiqué annonçant sa démission, la députée de Laviolette–Saint-Maurice a également indiqué que les meubles qui ont été entreposés au Parc de l’Île Melville seront au plus vite remis à l’Assemblée nationale.

Malgré tout, l’enquête de la commissaire à l’éthique et à la déontologie se poursuit.

Nous avons tenté de joindre Marie-Louise Tardif pour lui donner l’opportunité de commenter le dossier, mais sans succès.

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