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Les problèmes de toxicomanie continuent d’affliger plusieurs communautés autochtones

Un toxicomane se prépare à s'injecter de l'héroïne avec une seringue.
Un toxicomane dans un centre d'injection supervisée Photo: La Presse canadienne / Darryl Dyck
Radio-Canada

Plusieurs leaders autochtones profitent de la Semaine nationale de sensibilisation aux dépendances pour rappeler que plusieurs Premières Nations ontariennes font face à d'importants problèmes reliés à la toxicomanie.

Selon le grand chef de la Nation Nishnawbe Aski (NAN), Alvin Fiddler, plusieurs des Premières Nations qu’il représente signalent une augmentation des cas d’usage de stupéfiants.

La toxicomanie contribue à plusieurs problèmes dans nos communautés, dont la violence familiale, de l’agitation sociale et des suicides, a déclaré le grand chef, qui ajoute que la NAN travaille avec les différents ordres de gouvernement pour trouver des solutions.

Un homme en conférence de presse.Alvin Fiddler indique qu'il continue de plaider en faveur de l'augmentation des services liés à la toxicomanie, plus particulièrement pour des formes de soins adaptées à la culture autochtone. Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Le chef affirme que plusieurs communautés ont mis en place des mesures proactives.

C’est notamment le cas dans la Première Nation d’Attawapiskat, où le chef Ignace Gull effectue des fouilles à l’aéroport pour saisir des drogues.

Lance Copegog, chef adjoint du conseil jeunesse de la Première Nation de Beausoleil, a également lancé un appel à l’action.

Des investissements sont nécessaires pour s’assurer que les Premières Nations aient les ressources pour s'attaquer à la toxicomanie. De plus, une approche qui inclut l’ensemble de la communauté est requise pour aider les familles touchées.

Lance Copegog, chef adjoint du conseil jeunesse de la Première Nation de Beausoleil

La chef régionale ontarienne à l'Assemblée des Premières Nations, Roseanne Archibald, abonde dans le même sens.

C'est l'occasion de concentrer notre réflexion sur la prévention et de parler de soins, de traitements et de guérison, ainsi que de solutions durables pour du changement dans nos communautés.

Nouveau centre de prévention des surdoses

La Semaine nationale de sensibilisation aux dépendances coïncide par ailleurs avec l’ouverture attendue depuis longtemps d’un centre de prévention des surdoses à Thunder Bay.

Le centre, géré par le Centre de santé communautaire NorWest, offre un endroit sécuritaire pour consommer.

Nous sommes très excités, a déclaré la directrice générale du Centre de santé communautaire, Juanita Lawson. Nous avons dépensé beaucoup de temps et d’énergie pour en arriver là.

Une femme appuyée sur une table.La directrice générale du Centre de santé communautaire NorWest espère que les usagers du centre de prévention des surdoses utiliseront les autres services qui pourraient les aider. Photo : CBC/Heather Kitching

Elle ajoute que l’objectif est de créer un endroit sûr pour que les gens viennent et interagissent avec le personnel.

L’ouverture, initialement prévue pour plus tôt cette année, a été retardée, car le gouvernement progressiste-conservateur souhaitait prendre le temps d’étudier la situation.

L’autorisation a été donnée par la ministre de la Santé, Christine Elliott, à la fin du mois d’octobre, avec la consigne de se concentrer sur le traitement des personnes dépendantes.

Avec les informations de Heather Kitching de CBC

Drogues et stupéfiants

Société