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Une étude sur le bilinguisme encourage le travail des francophones de la C.-B.

Un groupe d'étudiants lors de leur cérémonie de remise des diplômes.
Être bilingue est surtout un indicateur de plus pour les employeurs comme peut l'être un diplôme, selon Julien Picault, professeur d'économie à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) au campus de l'Okanagan. Photo: The Associated Press / Mark Felix
Radio-Canada

Pour les organismes francophones de la province qui offrent de la formation, le portrait économique des travailleurs bilingues hors Québec présenté dans une nouvelle étude vient appuyer leurs actions auprès de la communauté.

Un texte de Saïda Ouchaou

Selon les données de l’étude réalisée par le Conference Board du Canada, les Canadiens bilingues hors Québec contribuent davantage au produit intérieur brut (PIB) que les unilingues anglophones et ils sont également plus diplômés en comparaison avec les unilingues.

Le Collège Éducacentre est membre de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) qui a commandé cette étude.

Son directeur, Yvon Laberge, souligne que les résultats viennent confirmer les recherches antérieures du Collège Éducacentre.

Ça confirme les stratégies que l’on met en place pour répondre aux besoins en formation.

Yvon Laberge, directeur général du Collège Éducacentre, Vancouver

C’est dans le secteur public que se concentrent les travailleurs bilingues à l’extérieur du Québec. En Colombie-Britannique, trois industries se retrouvent en tête : les services d’enseignement, les soins de santé et les services professionnels.

Les travailleurs bilingues contribuent davantage au produit intérieur brut que les unilingues. L’étude indique cependant que c’est dans le secteur privé et non public que les bilingues hors Québec créent le plus de richesse sur le plan financier.

Dans la province, la part du produit intérieur brut (PIB) généré par les bilingues est de 24,4 %, suivie par une part de 10,9 % pour l’industrie des services d’enseignement et de 8,9 % pour les services professionnels, scientifiques et techniques.

La présidente de la Société de développement économique de la Colombie-Britannique (SDECB), Suzanne Jacob, est elle-même conseillère financière autonome.

Elle affirme qu'il faut soutenir l'éducation postsecondaire aux niveaux collégial et universitaire.

Ça fait une main-d'oeuvre qui est spécialisée, qui peut communiquer dans les deux langues, français et anglais, parfaitement.

Suzanne Jacob, présidente de la SDECB

Mme Jacob souligne que le fait d'être bilingue lui apporte un grand avantage, puisque 30 % de sa clientèle est francophone.

Une donnée manquante à l'étude

L'étude ne permet pas de savoir où et quand, dans leurs parcours, les travailleurs bilingues ont appris la deuxième langue officielle du pays. Selon Julien Picault, professeur d'économie à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) au campus Okanagan, cette information est pourtant cruciale pour déterminer les liens qui expliquent le fait que les bilingues réussissent mieux sur le plan économique par rapport aux unilingues.

Je pense qu'une des raisons pourquoi les bilingues ont plus de diplômes que les unilingues, c'est simplement en raison du lieu où certains unilingues apprennent leur deuxième langue.

Julien Picalut, économiste, UBC Okanagan

M. Picault constate par exemple que là où il enseigne, tous les étudiants du baccalauréat en arts doivent suivre des cours de langue. Il ajoute qu'une bonne partie d'entre eux choisissent le français.

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