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Toujours difficile de se loger en Abitibi-Témiscamingue

Une pancarte de logement à louer

Une pancarte de logement à louer (archives)

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand

Radio-Canada

Les données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) publiées mercredi matin confirment encore une fois que les locataires manquent de choix dans plusieurs régions du Québec et l'Abitibi-Témiscamingue montre le plus bas taux de logements disponibles.

Un texte de Lise Millette

Le nombre de logements inoccupés est plus que minime, ce qui pose problème à de nombreux locataires qui peinent à trouver un espace approprié à leurs besoins.

Dans certaines catégories de logements, comme ceux avec deux chambres à coucher, le taux d'inoccupation frôle le 0 %. Il est à 0,4 % à Val-d'Or et à 0,9 % à Rouyn-Noranda. Pour les trois chambres à coucher, donc les logements familiaux, là encore on est à 1 % à Rouyn et 0,9 % à Val-d'Or. Selon le type de logement dont on a besoin, on peut se retrouver dans une situation où il n'y en a carrément pas, mentionne la porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme.

Ces données sont tirées des Rapports sur le marché locatif de la SCHL (Nouvelle fenêtre).

La pénurie est telle que plusieurs personnes n'ont tout simplement aucun choix pour leurs besoins, résume Véronique Laflamme.

Selon le FRAPRU, une situation de pénurie de logements entraîne deux principales conséquences soit la hausse des prix des loyers et une augmentation des cas de discrimination, comme le précise encore la porte-parole du FRAPRU.

Les conséquences d'une pénurie sont la hausse de la discrimination, les personnes à bas revenus. Certains vont préférer des locataires sans enfant ou qui ne sont pas sur l'aide sociale. Les Autochtones se font souvent discriminer à Val-d'Or aussi. Rappelons que cette discrimination-là est illégale, insiste Véronique Laflamme.

Le FRAPRU juge la situation préoccupante et la construction de nouveaux logements essentielle. Le gouvernement de François Legault est interpellé afin que Québec injecte des sommes pour de nouveaux logements sociaux. Québec pourrait ainsi investir en partenariat avec Ottawa qui s'est engagé de son côté avec sa Stratégie canadienne sur le logement (https://www.chezsoidabord.ca/), un plan de 40 milliards de dollars sur 10 ans.

Abitibi–Témiscamingue

Immobilier