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Noyade d’un élève : la famille poursuit la Commission scolaire et la Ville de Montréal

Évelyne Mavoungou-Tsonga, mère de Blessing Claudevy Moukoko Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La famille d'un adolescent de 14 ans, qui s'est noyé dans la piscine du Centre Père-Marquette, à Montréal, lors d'un cours de natation en février dernier, intente une poursuite civile contre la Commission scolaire de Montréal et la Ville de Montréal. Ces deux institutions auraient manqué à leurs obligations de prudence et de surveillance, selon l'avocat qui représente la famille.

Le coroner Louis Normandin a déposé mardi son rapport sur cet événement tragique. Il y affirme que la noyade du jeune Blessing Claudevy Moukoko était « grandement évitable ».

Le coroner n’avait toutefois pas à déterminer qui était responsable de la mort.

Selon l’avocat de la famille, Jean-Pierre Ménard, c’est néanmoins une faute inacceptable qui a causé la mort de Blessing Claudevy Moukoko.

Blessing Claudevy Moukoko était un élève de l'École Père-Marquette.Blessing Claudevy Moukoko était un étudiant de l'école Père-Marquette. Photo : Facebook / École Père-Marquette

« On peut facilement conclure, nous, que c’est de la négligence, que c’est un manquement grave à des obligations de prudence et de surveillance », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse mercredi.

Le rapport du coroner mentionne que la surveillante-sauveteuse, une employée de la Ville de Montréal, ne pouvait pas se consacrer exclusivement à sa fonction en raison du manque de formation du professeur remplaçant. On y lit aussi que le cours n’était pas adapté aux élèves qui ne savent pas nager et que Blessing Claudevy Moukoko est resté 38 minutes au fond de l'eau sans que personne ne s’en aperçoive.

Le directeur des poursuites criminelles et pénales a pour sa part décidé de ne pas intenter de poursuite criminelle.

Les parents ont mentionné que la mort de leur fils a fait basculer leur vie.

« Je suis présentement en arrêt de maladie, incapable de dormir. Les images de l’enfant qui défilent tous les jours, toutes les heures, toutes les nuits », a affirmé la mère du garçon, Évelyne Mavoungou-Tsonga.

Elle dit que son fils n’aimait pas l’eau et qu’il faisait des cauchemars à l’idée de suivre ce cours.

Elle souhaite que la poursuite judiciaire permette de mieux comprendre les circonstances de l'accident, et d'éviter à d'autres familles la douleur de perdre un enfant.

Avec des informations de Catherine Gauthier

Noyade

Justice et faits divers