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Les dépoussiéreurs à clavier inquiètent la Santé publique de l'Estrie

Une bonbonne de dépoussiéreur devant un clavier
Des cas d'intoxication au dépoussiéreur inquiète la Santé publique en Estrie Photo: Radio-Canada / Jean-Simon Fabien
Radio-Canada

Les dépoussiéreurs à clavier d'ordinateur sont dans la mire de la Direction de la santé publique de l'Estrie. Une enquête épidémiologique a été lancée à la suite de cas d'intoxication signalés par le Service de police de Sherbrooke.

Si auparavant, c'était plutôt de jeunes adolescents qui s'adonnaient à cette pratique, cette fois, ce sont plutôt des adultes au début de la vingtaine qui ont été intoxiqués.

C'est excessivement dangereux et c'est surtout aléatoire qui va développer des effets qui vont être potentiellement mortels ou non. La substance qui est contenue dans les dépoussiéreurs à clavier est un irritant cardiaque. Une fois qu'on en consomme, allez savoir pourquoi, certaines personnes vont développer une arythmie cardiaque et d'autres non. Ça peut causer la mort, prévient la directrice de la Santé publique en Estrie, la Dre Mélissa Généreux.

La substance contenue dans ces bonbonnes, le difluoroéthane, procure un effet euphorisant.

Une enquête épidémiologique est effectuée lorsque qu'un directeur de santé publique a des motifs de croire que la santé de la population est menacée.

Autres cas

Les autorités de la santé avaient enquêté en semblable matière en 2015. Une adolescente de 13 ans s'était blessée gravement à la suite d'une chute de près de 4 mètres d'un viaduc. L'accident est survenu après qu'elle ait inhalé la substance d'un dépoussiéreur.

En avril 2015, un adolescent de 15 ans de Saint-Marc-des-Carrières, près de Québec, a été retrouvé mort après avoir inhalé du difluoroéthane. Une canette de dépoussiéreur se trouvait près de lui. Le coroner Luc Malouin avait recommandé au ministère de la Santé de « prendre les mesures appropriées pour contrer cette problématique ». Un premier avis de la Santé publique a été émis en avril 2015 à la suite du dépôt du rapport.

Le Centre antipoison répond à environ 40 à 50 cas d'exposition à ce type d'hydrocarbure chaque année.

Le produit, peu coûteux, est facilement accessible en vente libre. Certains commerçants conservent déjà les produits contenant du difluoroéthane derrière le comptoir pour en réduire l'accès.

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