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Google bannit les pronoms « il » et « elle » de son intelligence artificielle pour Gmail

Un gros plan d'un écran d'ordinateur montrant le logo de Gmail.

Grâce à l’intelligence artificielle de Smart Compose, un groupe de mots est suggéré au fur et à mesure que l’utilisateur rédige son courriel dans Gmail.

Photo : Reuters / Mike Blake / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'intelligence artificielle Smart Compose de Gmail, qui rédige des courriels à votre place, ne propose pas de pronoms personnels basés sur le genre. Google a fait ce choix afin d'éviter les malentendus et de ne pas offenser les utilisateurs.

Google a dévoilé en mai dernier la fonctionnalité Smart Compose – offerte seulement en anglais pour l’instant – pour son service de messagerie Gmail. Smart Compose se sert de l’intelligence artificielle pour compléter automatiquement les phrases rédigées par les utilisateurs.

Cette technologie a été pensée pour ne pas suggérer de pronoms personnels basés sur le genre. C’est que le risque est trop grand que la fonctionnalité Smart Compose se trompe en prédisant une identité de genre et offense les utilisateurs, ont admis des responsables de Gmail.

Le chef de produit Paul Lambert a expliqué que le problème avait été découvert par un des chercheurs de Google en janvier dernier.

Quand celui-ci a tapé « I am meeting an investor next week » (j’ai une rencontre avec un investisseur la semaine prochaine), Smart Compose lui a alors suggéré de poursuivre son message avec la question suivante : « Do you want to meet him? » (Voulez-vous le rencontrer?) au lieu de « Do you want to meet her » (Voulez-vous la rencontrer?), en tenant donc pour acquis que la personne qui investissait était un homme.

Si les consommateurs sont habitués aux gaffes parfois embarrassantes que commettent les correcteurs automatiques des téléphones intelligents, Google ne voulait pas prendre de risque.

« Toutes les gaffes ne se valent pas », affirme Paul Lambert. Le genre est une question très sensible avec laquelle il ne faut pas se tromper, selon lui.

C’est pourquoi Google a opté pour la solution la plus stricte : bannir les pronoms personnels. Selon Paul Lambert, cet évitement affecte moins de 1 % des cas où Smart Compose a à proposer une phrase.

D’autant plus que si la fonctionnalité Smart Compose se montre irréprochable, cela pourrait être payant pour les affaires de Google. Démontrer que son intelligence artificielle saisit mieux les nuances que celles de ses concurrents fait partie de la stratégie de l’entreprise pour attirer et fidéliser les marques et les consommateurs.

Gmail compte 1,5 milliard d’utilisateurs, et selon Paul Lambert, 11 % des courriels envoyés ont été écrits avec la fonctionnalité Smart Compose depuis son lancement.

Avec les informations de CBC

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