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Signes religieux : pas d'exceptions, même pour les enseignants, insiste Legault

Débat sur le port du voile chez les enseignantes
Radio-Canada

Le premier ministre François Legault persiste et signe : les enseignants seront visés par le projet de loi du gouvernement caquiste interdisant le port de signes religieux visibles et il n'y aura aucune clause de droit acquis, aussi connue comme la « clause grand-père », pour protéger ceux qui sont déjà en poste, a-t-il répété, mardi, en mêlée de presse.

On va faire adopter un projet de loi, probablement dès la prochaine session en février-mars, pour interdire les signes religieux chez les personnes en autorité, incluant les enseignants.

François Legault, premier ministre

Interrogé sur une éventuelle clause de droit acquis pour les enseignants, M. Legault a répliqué que sa position n’avait pas changé. « Il n’y en aura pas », a-t-il ajouté.

Fort de l’appui de la majorité en matière de laïcité et de signes religieux, exprimé dans un sondage CROP/Radio-Canada dévoilé lundi, le gouvernement Legault entend aller de l’avant.

Quelque 65 % des répondants au sondage se sont dit d'accord pour que le gouvernement interdise aux enseignants de porter des signes religieux visibles.

Le premier ministre y voit la manifestation d'un consensus.

Après avoir remporté la dernière élection, la Coalition avenir Québec avait signifié que son chef allait tenir sa promesse. Les employés de l'État québécois en position d'autorité doivent se préparer à changer d'emploi s'ils veulent continuer à porter des signes religieux au travail, avaient prévenu des porte-parole du nouveau gouvernement.

Le Parti québécois abonde dans le même sens.

« Ça démontre qu’on est en phase avec les Québécois sur cet enjeu, et c’est ce qu’on va continuer à défendre : la laïcité de nos institutions. Et ça commence par les personnes en autorité », a expliqué Pascal Bérubé, chef intérimaire du Parti québécois.

Mais les autres formations de l'opposition se sont montrées plus réticentes.

« Le compromis de Bouchard-Taylor n’incluait pas du tout les enseignantes ou les personnes en service de garde, a rappelé Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire. Pourquoi? Parce que [leur pouvoir] n’est pas un pouvoir coercitif. »

Pierre Arcand, chef intérimaire du Parti libéral, a pour sa part estimé qu’avec l’adoption de la Loi sur la laïcité, sa formation politique avait déjà atteint « le maximum où on pouvait aller sur le plan juridique ».

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