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Le syndicat Unifor appelle Ottawa à se battre pour garder General Motors au Canada

Plan rapproché de Jerry Dias en conférence de presse.

Le président d'Unifor, Jerry Dias, demande un « plan agressif » d'Ottawa en réponse à l'annonce de la fermeture de l'usine de GM à Oshawa.

Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président d'Unifor, Jerry Dias, appelle à une « bataille » et propose l'imposition de tarifs commerciaux sur les véhicules exportés par le Mexique après l'annonce de la fermeture de l'usine de General Motors (GM) à Oshawa. Il demande un « plan audacieux » de la part du gouvernement fédéral en réponse à la décision du constructeur automobile.

Lundi, la compagnie GM a annoncé qu’elle arrêtera à la fin de l'année 2019 la production de véhicules à son usine d'Oshawa. Cette annonce s'inscrit dans un plan de restructuration touchant les activités de l'entreprise en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde.

M. Dias et des représentants d’Unifor ont rencontré le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, mardi. Le président du syndicat qualifie la rencontre de « productive ».

Le président du syndicat croit que la fermeture de l'usine d'Oshawa est un premier pas de la part du constructeur automobile pour quitter le Canada. Il appelle à une « bataille » de la part du gouvernement pour forcer GM à revenir sur sa décision.

M. Dias demande à Justin Trudeau de « relever ses manches » pour sauver l’industrie automobile au pays.

« Il est clair que le plan de GM est de se retirer du Canada », dit le président d’Unifor.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a affirmé ne pas miser sur une relance de l'usine d'Oshawa, mais sur des mesures pour aider les travailleurs qui perdront leur emploi. Cette position est dénoncée par le syndicat.

M. Dias demande également au premier ministre canadien d’avoir une discussion avec le président américain, Donald Trump, pour développer un plan d'action commun. Selon lui, ce plan pourrait inclure l’imposition de tarif sur les véhicules qui sont exportés par le Mexique.

Nous sommes à la croisée des chemins. [...] GM est sur le point de ne plus investir au Canada, et si la compagnie fait cela, ça sera un désastre économique.

Jerry Dias, président d’Unifor

Nous ne pouvons pas voir notre marché automobile disparaître sans nous battre, assure M. Dias.

Unifor compte 2522 membres à l'usine d'Oshawa. GM a également des usines à Ingersoll, près de London, ainsi qu’à St. Catharines, en Ontario. Selon la direction, ces installations ne sont pas visées par la restructuration.

Unifor a réclamé une rencontre avec Mary Barra, directrice générale de GM, le plus rapidement possible.

Le syndicat se dit prêt à faire tout en son pouvoir pour forcer GM à revenir sur sa décision.

Lundi, un débat d'urgence a eu lieu à la Chambre des communes sur l'arrêt de la production de l'usine GM d'Oshawa.

Un appel entre Trump et Trudeau

Lors d'un appel téléphonique entre le premier ministre Trudeau et le président Trump, les deux dirigeants « ont exprimé leur déception à l’égard de la décision de General Motors de fermer plusieurs usines au Canada et aux États‑Unis ».

Selon un communiqué de presse, « le premier ministre et le président ont convenu que le nouvel accord commercial entre le Canada, les États‑Unis et le Mexique contribuerait à renforcer la compétitivité nord-américaine ».

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