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L'AFO craint que l'ombudsman ne puisse pas défendre les intérêts des francophones

M. Jolin en entrevue dans les bureaux de son organisme.
Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario Photo: Radio-Canada / ROXANE LEOUZON
Radio-Canada

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) est inquiète des propos tenus par l'ombudsman Paul Dubé au micro de Radio-Canada. L'organisme ne croit pas que M. Dubé peut agir comme « défenseur » de la francophonie ontarienne.

Un texte de Jean-François Morissette

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, M. Dubé avoue ne pas pouvoir jouer le même rôle que le commissaire aux services en français, François Boileau, en tant que « défenseur de la francophonie au sein de l’appareil gouvernemental ».

C'est là, le noeud du problème, selon l'AFO. L'organisme affirme que M. Boileau pouvait intervenir auprès du gouvernement pour faire la promotion de la loi sur les services en français, ce que l'ombudsman ne pourra pas faire.

Même si son travail est de traiter les plaintes du public, il ne peut pas déclencher des enquêtes de sa propre initiative ou rencontrer des élus et des fonctionnaires pour leur faire valoir ses recommandations, explique le président de l’AFO, Carol Jolin.

L’AFO déplore également la position de M. Dubé sur l’abandon du financement de l'Université de l’Ontario français. En entrevue, M. Dubé a expliqué ne pas pouvoir se mêler à un dossier politique. L'AFO rappelle que M. Boileau avait le pouvoir de le faire et qu'il avait même fait un rapport sur le sujet il y a quelques années.

Il n’y a aucun doute que l’ombudsman ne peut défendre les intérêts et les droits de la communauté d’expression française de l’Ontario au même titre que le commissaire aux services en français.

Carol Jolin, président de l'AFO

Il ne s’agit tout simplement pas de rôles qui s’équivalent en termes d’influence auprès du gouvernement provincial, dit également M. Jolin.

L'AFO demande au gouvernement de revenir sur les compressions qu'il a effectuées dans les services en français et réclame l'indépendance du Commissariat aux services en français.

Pas de commentaire

Joint en fin d'après-midi, le bureau de l'ombudsman affirme ne pas avoir de commentaire à faire sur la sortie publique de l'AFO.

Le bureau de M. Dubé affirme néanmoins que le rôle de ce dernier est encadré par la loi et qu'il a le pouvoir, tout comme le commissaire Boileau, d'initier des enquêtes.

Photo du visage d'un homme aux cheveux blancs dans une salleL'ombudsman de l'Ontario, Paul Dubé Photo : Radio-Canada / Michel Bolduc

Lundi, Paul Dubé estimait néanmoins que les Franco-Ontariens ne seraient pas perdants avec le transfert du Commissariat aux services en français au sein de son bureau.

Toronto

Francophonie