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  • Archives
  • Quand le Parti progressiste-conservateur est devenu le Parti conservateur

    Peter MacKay et Stephen Harper, tout sourire, se serrent la main après une conférence de presse à Ottawa.
    Les chefs du Parti progressiste-conservateur, Peter MacKay, et de l’Alliance canadienne, Stephen Harper, annoncent la fusion de leurs deux partis, à l'automne 2003. Photo: La Presse canadienne / Fred Chartrand
    Radio-Canada

    Il y a 15 ans, le Parti progressiste-conservateur (PC) et l'Alliance canadienne fusionnaient pour former le Parti conservateur du Canada (PCC). Un mariage de raison plus qu'un mariage d'amour consommé essentiellement pour mettre fin à la division de la droite au pays. Le récit tiré de nos archives.

    Des rumeurs de rapprochement entre les deux partis s’ébruitent dans les couloirs des Communes à l'automne 2003. En vue des prochaines élections qui pourraient se dérouler au printemps, des discussions seraient en cours.

    Cette éventuelle union est évoquée une première fois à l’émission Tribune parlementaire du 18 septembre 2003, sur les ondes de RDI.

    Voilà deux partis qui, depuis dix ans, sont comme chiens et chats. Deux partis qui se divisent le vote de droite, deux partis qui se divisent le vote des conservateurs au Canada.

    Le journaliste Daniel L’Heureux

    Le chef du Parti conservateur Peter MacKay confirme consulter quelques vétérans pour bien peser cet engagement. Quelques mois plus tôt, lors de son investiture au congrès du PC, il avait exclu toute fusion avec le parti allianciste.

    Stephen Harper, de l’Alliance canadienne, se dit pour sa part optimiste. Il ne cache pas souhaiter faire des torys ses alliés pour les prochaines élections fédérales.

    Le 16 octobre 2003, au Téléjournal, Stephen Harper et Peter MacKay se présentent côte à côte dans une conférence de presse conjointe.

    Les chefs de l’Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur annoncent officiellement leur union.

    « Nos épées seront pointées vers les libéraux et non pas l’un vers l’autre », déclare Stephen Harper. « Maintenant, c’est le nouveau bleu », ajoute Peter MacKay.

    La journaliste Geneviève Asselin relate aussi quelques réactions à cette annonce, dont celle des libéraux qui en font des gorges chaudes.

    On entend des rumeurs que le mariage est déjà en difficulté, que ce n’est pas tout le monde qui veut danser ensemble et puis on verra!

    Le premier ministre du Canada Jean Chrétien

    Les chefs allianciste et conservateur doivent maintenant convaincre leurs familles politiques de ratifier cet arrangement.

    Du côté du Parti progressiste-conservateur, il semble que ce ne soit pas gagné.

    C’est fait. Le Parti progressiste-conservateur et l’Alliance canadienne vont unir leurs destinées en vue des prochaines élections.

    La présentatrice Céline Galipeau

    Le 6 décembre 2003, malgré l’opposition de quelques ténors du parti, la création du nouveau parti de droite obtient l'appui d'une écrasante majorité de délégués conservateurs.

    Au Canada, 90 % des membres du PC se prononcent en faveur de cette fusion, comparativement à 86,5 % au Québec.

    La veille, 96 % des alliancistes avaient aussi donné leur aval à cette union par référendum.

    Si le chef du Parti progressiste-conservateur se dit soulagé de cet appui massif qui confirme son ascendant sur le parti, il risque tout de même de perdre des joueurs clés.

    Le journaliste Daniel Lessard souligne la déception de certains élus conservateurs qui comptent quitter le navire.

    Nous n'avons plus de parti, notre parti est mort.

    Joe Clark, ancien chef du Parti progressiste-conservateur

    Aux Communes, ils seront finalement trois à refuser de se joindre au nouveau Parti conservateur. L’ancien chef Joe Clark, John Herron et André Bachand, seul député du PC au Québec, continueront à s’identifier comme progressistes-conservateurs.

    Pour ce qui est du chef Peter MacKay, il ne se présentera pas à la course à la direction du PCC en mars 2004. Stephen Harper devra plutôt affronter Belinda Stronach, ex-PDG de Magna International, et Tony Clement, ancien ministre au sein du cabinet de Mike Harris.

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