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Oshawa survivra-t-elle à la perte de GM?

Un camion passe sous une enseigne.

L'entrée du terrain de GM à Oshawa

Photo : La Presse canadienne / Eduardo Lima

Radio-Canada

Au lendemain de l'annonce de la fermeture en 2019 des installations de General Motors (GM) à Oshawa, la Chambre de commerce de la région estime que l'économie locale se remettra de ce coup dur, puisqu'elle s'est beaucoup diversifiée au cours des dernières années.

Un texte de Philippe de Montigny

L’industrie automobile est omniprésente à Oshawa, où GM à elle seule emploie plus de 2500 personnes. Mais l’entreprise y a déjà eu 40 000 employés au plus fort de sa production.

Au cours de la dernière décennie, nous avons diversifié notre économie, ce qui a aidé la ville d’Oshawa, parce que nous avons vu General Motors devenir de plus en plus petite au fil des années.

Nancy Shaw, directrice générale, Chambre de commerce du Grand Oshawa
Nancy Shaw, directrice générale de la Chambre de commerce du Grand Oshawa.

Nancy Shaw, directrice générale de la Chambre de commerce du Grand Oshawa, se dit optimiste de l'économie diversifiée de la région survivra à la fermeture de GM.

Photo : Radio-Canada

« Les oeufs ne sont plus dans le même panier »

Mme Shaw souligne qu'Oshawa a maintenant le Collège Durham, un campus de l’Université Trent, l’University of Ontario Institute of Technology, l’hôpital communautaire Lakeridge Health et une industrie informatique en pleine croissance.

Elle estime toutefois que les entreprises de la région souvent fréquentées par les travailleurs de GM, comme le restaurant Bridgette’s et le centre commercial situé à côté de l’usine, souffriront après la fermeture.

La directrice de la Chambre de commerce du Grand Oshawa a participé lundi soir à une réunion convoquée par le premier ministre ontarien Doug Ford et quelques membres de son gouvernement.

Le premier ministre Ford nous disait qu’il les a suppliés de ne pas se retirer, mais rien ne semblait les convaincre de rester, affirme Mme Shaw.

Le gouvernement de Doug Ford ne compte pas offrir de mesures incitatives financières pour relancer l’usine d’Oshawa. Pour appuyer et aiguiller les travailleurs de GM vers d’autres emplois, le premier ministre a évoqué l’idée de leur offrir des formations de mise à niveau et de deuxième carrière, ailleurs dans la province.

Une solution que déplorent certains employés

José Flamand, qui travaille chez GM à Oshawa depuis 2002 et qui a une fille de 10 ans, n’a pas l’intention de quitter la région.

Comment expliquer à mon enfant que je peux la voir seulement une fois par mois ou aux deux mois parce que je vais aller dans une autre province pour travailler?

José Flamand, employé de GM à Oshawa
José Flamand, employé de General Motors.

José Flamand travaille chez General Motors à Oshawa depuis 2002, après la fermeture de l'usine de l'entreprise à Boisbriand, au Québec.

Photo : Radio-Canada

L’annonce de lundi avait un air de déjà-vu pour l’ouvrier de 46 ans, qui a perdu son emploi après la fermeture de l’usine de General Motors à Boisbriand en 2001.

J’ai entendu M. Ford et M. Trudeau qui voulaient nous réentraîner à faire d’autres choses. Le problème, c’est que nous ne pourrons pas avoir le même genre de travail [...]. Mon salaire va diminuer d’au moins la moitié, donc comment je vais faire pour arriver?, dit-il.

Une autre vocation pour l’usine d’Oshawa?

General Motors Canada n’écarte pas la possibilité de se servir de l’usine d’Oshawa pour la production de véhicules autonomes ou électriques, mais son vice-président des affaires générales et environnementales, David Paterson, affirme qu’il y a huit usines de trop dans le réseau de l’entreprise à l’échelle mondiale.

Nous ne produirons plus dans cette usine d’ici la fin de 2019, mais nous sommes canadiens, nous allons trouver une solution.

David Paterson, vice-président des affaires générales et environnementales, GM Canada

L’entreprise dit par ailleurs qu’elle embauchera prochainement 1000 développeurs de logiciels et ingénieurs en informatique au Canada pour la production de véhicules autonomes et électriques.

David Paterson, vice-président des affaires générales et environnementales, General Motors Canada.

David Paterson, vice-président aux affaires corporatives et environnementales, General Motors Canada

Photo : Radio-Canada

Toronto

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